14 février 2008
Sous le signe de la sciatique
Textes édités à titre posthume par Brocéliande. (M. bé)
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EMOS
Laissez moi vous conter une histoire…
Il y avait une fois, un type « un peu tordu », qui s’aperçoit soudain que la réalité n’est pas telle que ses parents lui ont présentée.
Ses enseignants lui ont inculqué, la société, les religions diabolisées, les scientifiques construits, les médias paillettés …
Avant cela …
Il avait toujours été réticent à tout ce qui touchait le paranormal, sa peau se hérissait dès que le mot religieux était prononcé, il croyait dur comme fer au développement scientifique, au néant éternel – à l’exception de ce minuscule grain temporel de conscience …
Il y avait bien un « hic ».
Il s’était souvent posé la question de la conscience, pourquoi il était dans cet instant privilégié de son existence, pourquoi cette chance miraculeuse si on s’en rapportait au quota « temps de vie de sa conscience » sur « temps de vie de l’univers »…
Il n’était pas trop bête…
S’intéressant à des tas de sujet, SF, Socio, psycho, romans policiers, théâtre, ouvrages scientifiques, il dessinait, peignait, faisait du théâtre, en avait écrit, voulait en mettre en scène, avait pratiqué la BD, un peu de dessin animé, écrit des textes de théâtre, quelques nouvelles policières, aimait la musique mais hélas, ne jouait (presque) pas de piano n’ayant pas eu de culture musicale.
L’angoisse de la mort … Pour l’éviter, rester couché, ne rien faire. Mais l’angoisse ne disparaît pas comme cela.
Puis …
Il y eut les coïncidences et une rencontre.
Et comme il est dit : « toute ressemblance avec des faits ayant réellement existé ne saurait être le fait du hasard. ».
Merci donc à tous ceux que j’ai rencontrés et qui se reconnaîtront plus ou moins...
Avec bien sûr, une reconnaissance plus particulière et tendrement affectueuse envers « M. Bé » mon Amour éternel.
Châtillon sur Loire : 17 Juin 2006
Coïncidences : à vous de voir … 
Début d’un document romancé. Je ne sais encore la forme que cela peut prendre.
Seront abordés tout un ensemble d’évènements que des rationalistes sérieux nomment « hasard » et qui pourrait expliquer par les statistiques. Certes. Mais il y a erreur ! Même si aucun des faits relatés n’est extraordinaire en soi car rien ne s’écarte de la « logique » conventionnelle – si ce n’est ce qui concerne M. Bé – je veux surtout montrer que la vie est merveilleuse et aussi fantastique que n’importe quel roman … fantastique …
Il faut voir ce qui suit comme un tableau pointilliste où la matière du texte consiste à décrire chacun des points de l’œuvre par sa position, aucune tâche de couleur isolée ne donnant l’idée de ce qui est représenté. Au lecteur de se faire sa vision de l’ensemble, pour l’instant je ne fais que deviner ce qui est à l’œuvre exactement – limitation de ma personne – quelques hypothèses seront cependant émises à la lumière de ces évènements et des réflexions qu’ils ont induits dans mon cerveau.
… Le terme « hasard » sera réservé au sens connu lié aux probabilités mathématiques, « coïncidences », ou « synchronicités » seront les mots employés pour ces évènements « improbables » mais vrais. Ces faits semblent former un « treillis » complexe, qui continue de s’étoffer de jour en jour. Certaines parties semblent se suffire en elle-même, d’autres sont toujours en cours de remplissage. Cela ressemble un puzzle et l’intensité des coïncidences (certaines étant vraiment anecdotiques) évoque un feu d’artifice continuel, qui démarre lentement pour augmenter en puissance, arrive occasionnellement dans une débauche de lumière, retombe avec des tirs sporadiques et moins puissants, pour recommencer de plus belle ...
… Aucun instant n’est semblable au suivant ou au précédent, aucun n’est prévisible et si cela devenait le cas, tout disparaîtrait dans une explication rationnelle destructrice.
Cela ressemble à la vie, cela ressemble à l’Amour, cela pousse à accepter l’existence d’autre chose.
Grâce à l’Amour de M. Bé, ces coïncidences ont pris de plus en plus d’importance, arrivant au départ en catimini, comme pour ne pas blesser ma personnalité, jusqu’à me transformer radicalement dans ma façon de penser.
Un dernier mot avant de frapper les trois coups sur le lever de rideau : je ne compte pas à priori raconter ces faits dans un ordre chronologique, mais je me laisse porter par l’instant présent.
Boum.
Boum.
Boum…
On y va ?
Synthèse … Priez pour nous
Les lieux
Concernant les lieux, non où se présentent les signes, mais ceux liés aux coïncidences, un certain nombre reviennent assez systématiquement : tout d’abord, bien sûr, la Bretagne.
Cela fait partie de notre histoire personnelle à M bé et moi-même. C’est notre pays d’origine, un temps masqué par le fait que nous n’avons vécus qu’à Paris ou dans d’autres villes, allant en Bretagne uniquement pour les vacances. De mon côté ma famille est originaire du Morbihan, deux villages distants d’une dizaine de kilomètres (Trégranteur pour ma mère et Saint Servan sur Oust pour mon père). Mon Amour M. Bé vient de Saint Caradec, à proximité du canton de Guéménée vers Pontivy. Morbihan aussi. Elle est née à Paris, passant ses vacances en Bretagne. Petite blague entre nous : M. Bé se considère plus bretonne que moi, sa région pratiquant le gaélique alors que ma famille parlait uniquement le patois ! Ce à quoi je réponds qu’il y a égalité : la mère de M. Bé est bien bretonne à 100%, mais son père ne l’est pas … Mes parents ne sont certes bretons qu’à 50%, mais tous les deux !
… Autre endroit qui revient, mais à un degré moindre, est Grenoble. M. Bé y a vécu, suivant des cours aux Beaux Arts et moi-même j’y suis passé souvent m’arrêtant chez la mère d’un ami qui nous prêtait son studio à Montgenèvre pour les vacances d’été.
Enfin, la région du Nord, Baie de Somme et le Nord autour de Dunkerque. Plusieurs coïncidences ont eu pour support géographique ces régions.
Concernant les pays, M. Bé souhaite en priorité connaître le Canada et l’Irlande. Et curieusement, de nombreuses coïncidences concernent le Canada ; elles sont moins frappantes sur l’Irlande. Dernier pays qui revient aussi assez souvent est le Pérou.
Bien évidemment, il ne faut pas oublier Paris et le quartier du quatorzième, fief des bretons …
La Chronologie
Si je dois prendre cette date pour le début de l’histoire, même si ce jour est illusoire, je prends comme référence ma première rencontre avec M bé, le 11 décembre 2004, qui se trouve être le jour de ma fête. La saint Daniel. Les évènements antérieurs sont de la « préhistoire ». Ci-dessous seront indiqués synthétiquement tous les évènements détaillés dans le texte.
Fin octobre 2004 : Je signe pour une sous location rue du Couédic.
Novembre 2004 : Séjour aux « Fazies » dans les Alpes, avec Romain.
11 décembre 2004 : M bé vient me voir pour guérir ma sciatique.
Début Juin 2005 : Déménagement rue Friant.
Mi juillet : Séjour de quelques jours en Bretagne dans la région de Josselin.
Fin juillet 2005 : Séjour de quelques jours en Bretagne dans la région de Guémenée.
Fin octobre 2005 : M bé achète sa maison à Châtillon sur Loire.
Fin Janvier 2006 : Emménagement de M bé à Châtillon.
Début septembre 2006 : M bé vient vivre avec moi à Rueil Malmaison. Elle met sa maison en vente.
Début septembre 2007 : Je prends un congé sabbatique de 6 mois, et pars en Bretagne avec M bé, dans l’espoir d’y rester en créant un nouveau travail.
Histoires de chiffres
Contrat de confiance (Juin 2005)
Mai 2005
Une première petite histoire de coïncidences, assez curieuse et apparemment sans autre intérêt que d'être racontée. Elle n'existe peut-être que pour cela. J'ai bien une interprétation, mais cela ne reste que cela : une hypothèse ...
… Je viens d’emménager un deux pièces, dans le quatorzième arrondissement de Paris, près de la Porte d’Orléans. La campagne du référendum sur la ratification du traité européen bat son plein.
J’ai commandé une machine à laver et j’attends les livreurs. Descendant de mon immeuble, je croise la gardienne et nous commençons à discuter.
J'apprends qu'elle se rend souvent dans sa résidence secondaire située en baie de Somme. Me revient alors à l'esprit une ancienne relation, depuis longtemps perdue de vue. Il s'agit d'un certain "Berty", un homme d’une cinquantaine d’années aujourd’hui et qui travaillait à l'époque dans un magasin d'arts graphiques (à Paris 6ème je crois). Le magasin, de famille, porte ce nom de "Berty". Aujourd’hui, je n’ai plus de contact avec eux et j’ai totalement perdu le contact. Ils ont un fils, Lucas, de l'âge de Romain : raison pour laquelle nous nous étions connus, les deux enfants fréquentant la même école maternelle.
Enfin, les « Berty » passaient souvent leurs congés dans une maison de famille en baie de Somme, d'où ce souvenir qui me revient en parlant avec la gardienne.
Bien.
... Fin de la discussion, je remonte à mon appartement où j'attends la livraison de la machine à laver. Souhaitant m’absenter quelques minutes, j'appelle les livreurs pour m’assurer qu’ils ne passent pas pendant mon absence. Je compose le numéro, et quelle n'est pas ma surprise d'entendre au bout du fil :
" - Oui. Magasin Berty ..."
... Je raccroche, assez estomaqué et ne comprenant rien. Je vérifie le numéro composé, je m'étais trompé d'un chiffre !
Mais cerise sur ce gâteau déjà fantastique en soi, le magasin devant me livrer s'appelle ...
DARTY !
Donc, de "Darty" à "Berty" et du "numéro Darty" au "numéro Berty" il y avait vraiment une sacré coïncidence que mon inconscient avait du repérer (je précise que je n'ai pas le numéro de Berty dans mon carnet d'adresses).
La leçon est peut-être une piste pour la numérologie, chiffres en liaison avec des "lapsus" révélateurs chers au psys.
Tout un jeu sur les mots qui ne seraient pas uniquement des ... jeux de mots ..., mais réellement des "messages" d'une autre réalité ...
Cela me mène à une réflexion sur le cerveau que je raconte @@@
Le rapido Janvier 2005
La première histoire de chiffres dont je me souvienne.
… J'avais déjà repéré des coïncidences dans mon existence, et fin 2004, je me demandais si la chance au jeu pouvait fonctionner. Je précise que je ne joue presque jamais aux jeux de hasard. Quand je dis presque jamais, cela signifie que je prends peut-être trois billets (Euro loto ou Millionnaire ...) dans l'année et pas toujours pour moi.
Ces derniers temps, j'avais voulu tester l'Euro Millionnaire : j’avais donc plusieurs fois acheté des billets à gratter, rien de spécial n’en était sorti, que des chiffres respectant les règles scientifiques de la Statistique.
Donc, le Vendredi 13 Mai (mais je n'avais pas noté ce jour particulier, ce n’est que peu après que je devais voir ce « hasard » que je ne classe d’ailleurs pas dans ce que j’appelle ici « coïncidence » : dans ce cas précis, cela reste pour moi une conjonction tout à fait naturelle) je décide de jouer "virtuellement" au Rapido : il s'agit de choisir 8 numéros parmi quarante. Un tirage toutes les cinq minutes. Ecran branché sur les tirages, dans les cafés. Selon le nombre de bons numéros, on multiplie d'autant sa mise ...
Je joue donc mentalement. J'ai une règle : si tous les chiffres sont au hasard, je me dis qu'il n'y a aucune raison que la combinaison "1 2 3 4 5 6 7 8" soit plus improbable qu'une autre.
Je décide de jouer cette combinaison, mais je me reprends : "- Non. Je vais essayer de visualiser les nombres. " Je m'apprête donc à me concentrer, et me reprend : " - Il n'y a pas de raison : si je jouais, je jouerais 1 2 3 4 5 6 7 8 ..." J'attends le tirage, sans y croire ...
Sept numéros sortent ! J'aurais gagné 50 fois la mise (2 Euros mini) !
... Quelques jours plus tard, je rejoue - toujours en virtuel - mais avec une combinaison différente : 6 numéros sortent ! J'aurais gagné 30 fois la mise (je crois). Ma réflexion alors : " - Je vais entendre parler d'argent dans la journée ..." Ce fut la cas, mais trop anodin pour que cela relève de faits de coïncidence.
Enfin, quelque temps plus tard, je décide de jouer réellement : la première fois, je tire 2 numéros, la seconde 1 ! Ce qui est aussi peu banal, mais cette fois dans l'autre sens.
Pour finir, j'ai continué à jouer de temps en temps, mais rien de particulier ne s’est produit. Ah, si, tout de même : lors de ma dernière tentative, une dame s’éternisait avec le buraliste, si bien que je ne peux jouer ma combinaison sur le prochain tirage prévu. J’attends pour jouer sur le suivant ... Eh bien, résultat ma combinaison aurait donné 6 numéros gagnants ... Quant à mon jeu réel : nib de nib (on gagne à partir de 5)
J'ai bien essayé de jouer pour les autres, cela ne fonctionne pas ...
Ma conclusion : les chances ne sont peut-être pas si hasardeuses que cela. Mais ce n'est pas pour moi, ni moi jouant pour les autres ... Ce que je dois faire n'a donc pas de rapport avec les jeux, et comme je n'ai pas (trop) de problème d'argent, je ne gagnerai sans doute pas de cette manière, n'en ayant pas réellement besoin.
Je ne valide rien cependant concernant les jeux. Hasard réel ou pas, je ne sais toujours pas au moment où j’écris ces lignes.
Pour finir, une remarque sur un "sketch" de théâtre que j'ai écrit : il y est question un moment de la "Française des Jeux" racheté par Dieu. Dans ma saynète, les "miracles" sont remisés au placard, Dieu préfère rester discret et utiliser l'argent de la Française pour faire gagner qui il veut. Mon texte est un texte humoristique, sans aucun rapport avec ce que je viens de décrire.
Histoire … de noms …
Un triple ban pour « Ducouedic »!
Septembre 2004 – Septembre 2005
… Il en aura fallu de la constance pour « Ceux d’en haut » ! Au moins insister trois fois avant que mon cerveau ne percute. Il s’agit encore d’une histoire autour de la Bretagne, et de « jeux de mots ». Mais prenons dans l’ordre …
… Suite à des problèmes de couple qui prennent un tour catastrophique, j’ai décidé de quitter le « domicile conjugal ». Nous sommes en Septembre 2004. C’est Romain qui a trouvé cette annonce sur le site Internet « Particulier A Particulier ». De mon côté, j’ai déjà visité quatre appartements, mais je n’ai jamais bien ressenti ces visites. Toujours quelque pressentiment me retenant. Ce samedi matin, Romain me dit avoir vu une annonce sur Internet. Un studio dans le quatorzième. Il s’agit d’une sous-location. Donc, dangereux à priori, la confiance devant être partagée. A tout hasard, je téléphone. L’affaire se conclura, des coïncidences se produiront à cette occasion, coïncidences que je ne verrai qu’à posteriori …
(voir « Erreur ! Source du renvoi introuvable. »
Ici, je ne relaterai que celle portant sur des noms.
… Le studio se situe rue « Ducouedic ». Un nom breton, bien sûr, mais rien d’extraordinaire pour un quartier du quatorzième. Le deuxième signe lié aux noms est le breton que je rencontrerai lors d’un stage de secourisme, en Septembre 2005, soit un an plus tard : son nom, « Lecoidic ». A ce moment de l’histoire, je constate – sans plus – la familiarité des deux noms. Mais cette fois, je vais un peu plus loin: « - Tiens, il doit y avoir des consonances bretonnes. Je me demande ce que cela veut bien dire en breton »
Discutant avec M. Bé qui a des notions de gaélique, j’apprends que la racine « Coët » signifie « Bois ». Pensant que « Dic » signifie le « passage » en breton, je m’aperçois émerveillé, que c’est exactement l’endroit où sont mes parents en Bretagne : le lieu-dit se dénomme en effet « Le Bois du Gué ». Sans parler du nom de ma femme – Dubois. Mais si à ce moment là, je commets une erreur, je ne suis pas loin de l’interprétation réelle : en fait « Dic » est l’adjectif « petit ». Donc « Couedic » et « Coidic » semblent signifier en réalité « Petit bois ». Mais le plus extraordinaire, est que le nom de village de ma mère est « Coët Digo » !
… Je me traite d’âne bâté de n’avoir pas vu immédiatement le rapprochement de ces mots. Merci, là haut pour votre compréhension et votre patience ! Aujourd’hui, muni de ces renseignements, je n’ai pas encore saisi le « pourquoi » de ces signes. Il me semble que je doive chercher du côté de ma mère. Peut être remonter sa généalogie ? Car bien sûr, plusieurs coïncidences sur la généalogie, en particulier celle de M. Bé, me sont parvenues.
Mais à ce jour, 24 Juillet 2006, je n’ai pas encore de réponses claires sur le sujet.
Immatriculation dans l’Eure
2005 (non daté)
L’histoire est très courte : M. Bé est de passage à Paris. Je rappelle pour comprendre la suite, que ma compagne est immunitaire déficiente et dans le jargon médical diagnostiquée « HLA B27 ». Un code génétique particulier. Qui se traduit par des allergies diverses, et dans les cas les plus graves, suite le plus souvent à un choc émotionnel grave (ce qui a été le cas, il y a quelques années pour M. Bé), au déclenchement d’une spondylarthrite ankylosante pouvant mener au fauteuil roulant dans les cas extrêmes.
Nous sortons de l’immeuble et prenons la rue Friant. M. Bé doit prendre un ticket de stationnement pour sa voiture. C’est alors qu’elle remarque sa plaque : « - … XB27 ! C’est incroyable ! »
C’est tout, mais cela nous a fait rire un moment…
Histoires d’ombres et lumières
PARTIE SOMBRE
Mi ange -mi démon
Fin 2004
… Je suis installé dans mon studio depuis Octobre, je connais M. Bé depuis Novembre. Dans mon quartier, je croise beaucoup de SDF avec qui j’entre en discussion. Romain, de son côté, sans que je lui dise quoi que ce soit, en fait tout autant. C’est en discutant ainsi que je vois que la réalité renvoyée par ces femmes et ces hommes n’est pas « juste » : ne faisant pas l’effort de mieux connaître ces individus, nous n’en voyons que le reflet renvoyé par les institutions officielles, principalement les médias, images globalisatrices, alors qu’autant d’individus existent que de « cas ». Tous ces gens du trottoir m’ont paru « normaux », dans toute leur humanité, avec leurs qualités et leurs défauts.
… J’ai perdu de vue la plupart d’entre eux, dont j’aurais bien voulu avoir des nouvelles, comme ce jeune de formation « design » informatique, avec le problème du logement ce qui l’empêchait de trouver un emploi. Ou Gégé, ancien expert comptable dans les quartiers chics de Paris, quartier « Opéra » et tombé du jour au lendemain suite à un divorce malheureux. Gégé, un breton, de Brest, que je croise régulièrement à l’entrée du Champion de la rue Friant. Il y a aussi «Erreur ! Source du renvoi introuvable., mi irlandais, mi français. Et encore les deux jeunes, m’ayant inspiré un petit poème, et qui ont émigré vers le Sud du côté de Marseille. Je ne sais ce qu’ils sont devenus, ils étaient courageux, portés par leur Amour l’un envers l’autre. Qu’ils se portent bien (voir «
Deux anges : Vanessa et Sébastien ».
Et il y a eu « Alexandre ». Double facette. Un être cassé par la vie, victime d’un pédophile dans sa jeunesse, abusé par la méchanceté des autres, ayant ainsi perdu son chien, seul compagnon … Mais pourtant … Quelque chose de bizarre en lui. Je lui prends de temps en temps un café qu’il boit devant le café tabac d’Orléans, à l’angle du Général Leclerc et de la rue Ducouédic. Je ressens son côté dépressif, je me demande si M. Bé ne pourrait pas faire quelque chose pour lui. A l’époque, tout ce que me présente M. Bé est nouveau et merveilleux. Je pense qu’elle peut intervenir, agir sur sa dépression, surtout qu’Alexandre est partant. Trop même. Aujourd’hui, je n’agirai plus de cette manière, mais je suis encore novice dans le monde nouveau que je découvre et je ne me méfie pas assez. Un rendez-vous est donc pris où M. Bé doit voir Alexandre. Romain est là aussi. Heureusement, M. Bé ne donnera pas beaucoup d’explications et restera vague quant aux techniques qu’elle utilise. Bien lui a pris ...
… Peu de temps après, je revois Alexandre, lui offrant un café à la maison. Il se laisse aller, dérivant vite sur sa rancune, sa haine du pape. Son obsession sur la « pédophilie » du pape me paraît exagérée, mais je ne connais pas bien l’histoire. Tout à ces explications, un sentiment gênant se produit, l’éclairage devant y être pour quelque chose : j’ai l’impression d’avoir rencontré le diable ! Ce n’est qu’une impression fugitive, mais assez intense pour m’imprégner. Bien sûr, je vais relativiser ensuite, me disant que c’est encore un tour de mon imagination …
Et pourtant … Romain et M. Bé avaient senti un danger avec Alexandre. Ils ne pouvaient y mettre leur confiance entière. Bien leur en a pris : peu de temps plus tard, j’apprends que c’est un « indic ». Une double face, donc. Du blanc et du noir, mi ange, mi démon …
J’aurai un dernier contact avec lui, via un portable que je lui ai donné et qu’il n’utilise pas. Mais toujours à sa disposition. Le suspectant d’être un indic, je bloquerai la ligne, après une dernière conversation. Trop dangereux.
« - Tiens. Et tu ne connais pas un certain Alexandre ?
- Ah ! Alexandre … Il faut s’en méfier.
- Pourquoi ?
- C’est un indic … »
« Pedronno », déménageur et breton (voir « Un déménageur ») me confirme définitivement cette réalité quelques mois plus tard…
… Vous pouvez vous demander où sont les coïncidences dans cette histoire ? En fait, il n’y en a pas. Peut-être est-ce là le problème : j’ai trop voulu forcer le cours des évènements, ce n’est pas le bon chemin ...
La sorcière de la cour des Miracles
Avril 2005
Quelque temps après l’histoire de Marie-Madeleine (voir Marie-Madeleine) … Je suis à pied, allant vers la Porte d’Orléans en prenant l’avenue du général Leclerc. Un flot ininterrompu de voitures, roulant au pas, il fait chaud, atmosphère moite …
Et là, entre deux files de voiture, une femme à pied elle aussi, se moquant des véhicules … Une apparition étrange : elle est en haillons, un vieux sac débordant de fichus à l’épaule mais une chevelure brune lui descendant aux épaules, le visage halé et incongru en comparaison avec son aspect vestimentaire de « SDF ». Comme l’impression que cela ne colle pas : elle a le visage d’une actrice maquillé, visage irréel, comme adaptée pour la lumière cinématographique. Cela produit chez moi comme un flash. Je vois la cour des miracles, celle décrite par Victor Hugo dans « Notre Dame de Paris ». Cette femme oscille entre la pureté d’Esméralda et les sorcières ayant optées pour le versant obscur de la magie.
Cela m’évoque aussi Dick. Philippe Kindred Dick, mon auteur de science fiction fétiche. Dont un de ses romans décrit l’intrusion du passé dans le présent. Mélange d’époque. Car ce que j’ai ressenti, c’est exactement cela : un bout du moyen âge dans notre société contemporaine. L’image est vraiment forte.
Je croiserai à nouveau cette femme à deux ou trois occasions. Je ne la connais pas, mais cela met le doigt sur la notion du « temps présent » qui passe mais reste inchangé. Un ange tentateur ?
Septembre 2005
Ca va mal ce jour là. Pour tout un ensemble de problèmes qui me perturbent, mais qui n’ont pas leur place ici car plutôt anecdotiques. Mais j’ai beaucoup de mal à me concentrer sur les tâches quotidiennes, et en prenant ma voiture, garée à coté du restaurant de la « Table du Monde », je suis toujours « ailleurs ». Ce qui fait qu’en m’engageant sur la voie, je ne remarque pas un véhicule que j’accroche, heureusement très légèrement. Une histoire banale de pare-choc. Le conducteur s’arrête, vient vers moi. Nous constatons les dommages. Pas grand chose, nous nous mettons d’accord sur un règlement de la main à la main, cela ne vaut vraiment pas le coup d’en faire un constat, histoire de bonus, etc. …
Il s’aperçoit que je ne suis pas dans mon assiette. Gentiment, il me propose un remède pour dé stresser : aspirine, jus d’orange – d’après ce que je me souviens. Nous passons un moment à « La Table du Monde », et je m’aperçois que c’est une personne très marginale, connaissant tout un ensemble de faits surprenants, dans le domaine du paranormal et du spirituel. Mais est-ce bien du coté « lumière » ? Comme des ouvriers doivent passer au deux pièces réparer le store, je propose à Christian – tel est le prénom de cette personne – de m’accompagner à mon appartement, où je pourrai régler à l’amiable le coût estimé pour le préjudice du à l’accrochage
… Nous arrivons chez moi, les ouvriers ne sont pas encore arrivés. Christian est vraiment marginal et j’en apprends plus sur sa vie : il occupe un emploi dans une boite d’assurance, mais ce n’est qu’une couverture sociale. Tout l’argent qu’il gagne se passe par ses relations. Il n’a pas le téléphone, pas Internet, seulement un carnet d’adresses. Et il se sert de tous ses contacts pour mettre les gens en relation et prendre au passage une commission. C’est un système que je pourrais appliquer, ayant moi-même une capacité à trouver pour les personnes que je rencontre les bonnes informations, mais je ne me vois pas monnayer ce talent.
Lui parlant du livre que j’ai presque fini d’écrire, Christian me propose de me trouver un éditeur. Apparemment, il n’a aucun doute sur la réussite de ce projet. De même, il peut me régler le problème du divorce. Mais tout cela ne me convient pas. Car il semble un peu « cynique » dans sa manière d’agir.
Les ouvriers arrivent, alors que je suis encore avec Christian, à prendre un café. Après avoir mis les choses au point concernant le travail sur le store, je comprends la manière de travailler de Christian : discutant avec un des deux manœuvres, il apprend que ce dernier souhaite acheter un appartement dans les Hauts de Seine (Gennevilliers je crois).
« - Si cela vous intéresse, je connais une occasion par là bas. ». L’ouvrier est intéressé. Christian prend son adresse et lui dit : « - Je vais prendre contact avec la personne qui vend son bien et je vous rappelle. Si cela se fait, vous me donnez une commission de cinq cent euros sur la vente.
- Ok. »
… Je quitte l’appartement avec Christian, les ouvriers continuant leur travail. « - Et voilà : cinq cent euros gagnés cette journée. Je pourrais être milliardaire. »
Christian continue à me raconter des faits fantastiques, mais je ne peux les relater ici, car je n’étais pas assez avancé alors pour m’en souvenir et les transcrire avec fidélité, même si je me souviens de la trame générale.
Nous continuons un bout de chemin ensemble, jusqu’à ma voiture. Je quitte alors Christian. Ange ou démon, je ne sais pas trancher. Peut-être ni l’un, ni l’autre. Quelqu’un d’ « opérationnel » dans le paranormal …
15 février 2008
La sorcière de la cour des Miracles
Avril 2005
Quelque temps après l’histoire de Marie-Madeleine (voir Marie-Madeleine) … Je suis à pied, allant vers la Porte d’Orléans en prenant l’avenue du général Leclerc. Un flot ininterrompu de voitures, roulant au pas, il fait chaud, atmosphère moite …
Et là, entre deux files de voiture, une femme à pied elle aussi, se moquant des véhicules … Une apparition étrange : elle est en haillons, un vieux sac débordant de fichus à l’épaule mais une chevelure brune lui descendant aux épaules, le visage halé et incongru en comparaison avec son aspect vestimentaire de « SDF ». Comme l’impression que cela ne colle pas : elle a le visage d’une actrice maquillé, visage irréel, comme adaptée pour la lumière cinématographique. Cela produit chez moi comme un flash. Je vois la cour des miracles, celle décrite par Victor Hugo dans « Notre Dame de Paris ». Cette femme oscille entre la pureté d’Esméralda et les sorcières ayant optées pour le versant obscur de la magie.
Cela m’évoque aussi Dick. Philippe Kindred Dick, mon auteur de science fiction fétiche. Dont un de ses romans décrit l’intrusion du passé dans le présent. Mélange d’époque. Car ce que j’ai ressenti, c’est exactement cela : un bout du moyen âge dans notre société contemporaine. L’image est vraiment forte.
Je croiserai à nouveau cette femme à deux ou trois occasions. Je ne la connais pas, mais cela met le doigt sur la notion du « temps présent » qui passe mais reste inchangé.
Un ange tentateur ?
Septembre 2005
Ca va mal ce jour là. Pour tout un ensemble de problèmes qui me perturbent, mais qui n’ont pas leur place ici car plutôt anecdotiques. Mais j’ai beaucoup de mal à me concentrer sur les tâches quotidiennes, et en prenant ma voiture, garée à coté du restaurant de la « Table du Monde », je suis toujours « ailleurs ». Ce qui fait qu’en m’engageant sur la voie, je ne remarque pas un véhicule que j’accroche, heureusement très légèrement. Une histoire banale de pare-choc. Le conducteur s’arrête, vient vers moi. Nous constatons les dommages. Pas grand chose, nous nous mettons d’accord sur un règlement de la main à la main, cela ne vaut vraiment pas le coup d’en faire un constat, histoire de bonus, etc. …
Il s’aperçoit que je ne suis pas dans mon assiette. Gentiment, il me propose un remède pour dé stresser : aspirine, jus d’orange – d’après ce que je me souviens. Nous passons un moment à « La Table du Monde », et je m’aperçois que c’est une personne très marginale, connaissant tout un ensemble de faits surprenants, dans le domaine du paranormal et du spirituel. Mais est-ce bien du coté « lumière » ? Comme des ouvriers doivent passer au deux pièces réparer le store, je propose à Christian – tel est le prénom de cette personne – de m’accompagner à mon appartement, où je pourrai régler à l’amiable le coût estimé pour le préjudice du à l’accrochage
… Nous arrivons chez moi, les ouvriers ne sont pas encore arrivés. Christian est vraiment marginal et j’en apprends plus sur sa vie : il occupe un emploi dans une boite d’assurance, mais ce n’est qu’une couverture sociale. Tout l’argent qu’il gagne se passe par ses relations. Il n’a pas le téléphone, pas Internet, seulement un carnet d’adresses. Et il se sert de tous ses contacts pour mettre les gens en relation et prendre au passage une commission. C’est un système que je pourrais appliquer, ayant moi-même une capacité à trouver pour les personnes que je rencontre les bonnes informations, mais je ne me vois pas monnayer ce talent.
Lui parlant du livre que j’ai presque fini d’écrire, Christian me propose de me trouver un éditeur. Apparemment, il n’a aucun doute sur la réussite de ce projet. De même, il peut me régler le problème du divorce. Mais tout cela ne me convient pas. Car il semble un peu « cynique » dans sa manière d’agir.
Les ouvriers arrivent, alors que je suis encore avec Christian, à prendre un café. Après avoir mis les choses au point concernant le travail sur le store, je comprends la manière de travailler de Christian : discutant avec un des deux manœuvres, il apprend que ce dernier souhaite acheter un appartement dans les Hauts de Seine (Gennevilliers je crois).
« - Si cela vous intéresse, je connais une occasion par là bas. ». L’ouvrier est intéressé. Christian prend son adresse et lui dit : « - Je vais prendre contact avec la personne qui vend son bien et je vous rappelle. Si cela se fait, vous me donnez une commission de cinq cent euros sur la vente.
- Ok. »
… Je quitte l’appartement avec Christian, les ouvriers continuant leur travail. « - Et voilà : cinq cent euros gagnés cette journée. Je pourrais être milliardaire. »
Christian continue à me raconter des faits fantastiques, mais je ne peux les relater ici, car je n’étais pas assez avancé alors pour m’en souvenir et les transcrire avec fidélité, même si je me souviens de la trame générale.
Nous continuons un bout de chemin ensemble, jusqu’à ma voiture. Je quitte alors Christian. Ange ou démon, je ne sais pas trancher. Peut-être ni l’un, ni l’autre. Quelqu’un d’ « opérationnel » dans le paranormal …
Deux anges : Vanessa et Sébastien
PARTIE LUMINEUSE
11 Mai 2005
Aucune coïncidence ici non plus, petit moment de détente …
Pour faire court : ce sont deux jeunes, elle 18 ans, lui ayant de peu dépassé la vingtaine. Elle, chassée de chez elle par sa mère, l’année du bac ! Lui, petit boulot, dans la restauration, mais licencié.
Elle et lui ont un chien.
Nous discutons, ils me racontent leur galère :
« - De nombreux prétextes sont là pour ne pas nous donner la pièce. Tout d’abord, l’âge choque beaucoup les gens. Nous devrions être à l’école ! Trop jeunes pour être SDF ! Mais pas d’aide de leur part, bien sûr. Des conseils, ça oui … Et puis le chien a bon dos :
″ - Pfff ! En plus, s’encombrer d’un chien. Si c’est pas malheureux …″‘
Sans oublier cette excuse :
″‘ - Si je vous donne un euro qui me dit que vous n’allez pas boire un coup avec ? ″ »
Je leur suggère la réponse suivante : « Je ne sais pas ce que vous pouvez gagner par mois. Mais quand on vous donne un euro, effectivement, vous pouvez vous payer une bière. Et cela ne va pas loin … Vous, de la même manière, vous pouvez suspecter ces bonnes âmes de boire toute leur paye. Non ? »
Sébastien a travaillé dans un resto « - Pas loin d’ici. Vous le reconnaîtrez : il y a deux palmiers à son entrée … »
Le patron n’a pas voulu lui régler pour son travail. Un boulot d’une semaine. Il ne l’a plus reconnu ! Jeté … Sur le moment, je peux mettre en doute son histoire. ou celle de Vanessa. Trop sordide. Mais j’aurai la confirmation au moins pour Sébastien que son histoire est juste.
Mais ce qui ne trompe pas est la gentillesse qui se dégagent de leur couple : ils s’aiment, cela se voit.
… Comme à l’époque j’écris des poèmes, j’ai l’idée d’en écrire orientant ceux-ci vers les histoires des gens que je rencontre, textes courts que les SDF pourraient par exemple distribuer aux passants en échange des pièces qu’ils reçoivent.
Je n’aurai pas le temps d’essayer cette idée, Vanessa et Sébastien doivent partir rapidement vers le Sud …
Reste ce poème …
Ils sont Vanessa et Sébastien
Sans oublier au pied leur chien.
Deux presque enfants à pardonner.
« S’il vous plait, pouvez vous donner ? »
Arrêt de bus à Alésia,
Sourire radieux de Vanessa,
Qui s’est trouvée abandonnée.
« S’il vous plait, pouvez vous donner ? »
De long en large va Sébastien,
Fatigué des journées sans rien
Ou presque, colère dans ses yeux bleus.
« S’il vous plait, une p’tite pièce ou deux ? »
Pour le jour de ses dix-huit ans,
Mise à la rue, près des passants,
Sans raisons, comme ça, « Merci M’man ! ».
« S’il vous plait, un pt’ite peu d’argent ? »
Son père conduisait un gros bus,
Son père a fait un infarctus,
Puis le second l’a alité.
« S’il vous plait, pouvez vous donner ? »
Chassés du foyer, de chez eux,
Deux presque enfants aux yeux bleus,
Ils n’ont rien, qu’un amour radieux.
« S’il vous plait, une p’tite pièce ou deux ? »
Arrêt de bus à Alésia,
C’est Sébastien et Vanessa,
Deux presque enfants loin de leurs siens,
Sans oublier au pied leur chien …
Infirmière vannetaise …
Mars 2006.
… J’essaie de joindre mes parents à Vannes : le téléphone sonne « occupé ». Jusque là, rien d’anormal. Passant à d’autres activités, je réessaie une demi-heure plus tard. Toujours occupé ! Là, je commence à m’inquiéter, mais sans encore y prêter une attention soutenue. Ce n’est qu’à la troisième tentative, peut-être une heure plus tard, que je commence à me poser des questions : mes parents ne sont plus tout jeunes, mon père entend mal et il se peut très bien que le combiné soit mal raccroché. Comment alors pourrais-je les contacter ?
Pour répondre à cette question, je téléphone aux renseignements de la Poste. Ils sont encore gratuits (via le 12) à cette époque, la « Privatisation » ne s’est pas encore montré dans toute sa force, mais ceci est une autre histoire. A la Poste, on me confirme que la ligne n’est pas en dérangement. Ma solution est d’avertir mes parents. Je pense alors à leurs voisins. A partir des pages blanches sur Internet, je note différents noms de personnes habitant la résidence de mes parents.
Premier coup de fil : rien. Second coup de fil : toujours personne. Troisième : une femme me répond. Je lui explique ma demande, qui est de sonner chez mes parents pour vérifier que le téléphone n’est pas en dérangement. Bien sûr, je souligne l’incongruité de ma demande, mais que c’est le seul moyen trouvé pour les contacter. La personne me répond gentiment : « - Je ne peux pas répondre à votre demande. » Dans un premier temps, je pense que je la dérange, mais je comprends vite pourquoi : elle est bloquée avec une sciatique ! Première coïncidence, ayant moi-même souffert de ce mal en Octobre 2004… Cela permet d’aborder une conversation non prévue initialement et qui dépasse de loin l’objet de mon coup de fil.
J’apprends ainsi que cette femme est infirmière, et qu’elle voit … des lumières ! Qui la guident dans son aide aux autres … Un peu comme M. Bé, même si elle semble moins dominer ce sujet que ma compagne. J’en parlerai un peu plus tard à M. Bé, qui lui enverra même un courrier, resté sans réponse jusque là.
Marie Madeleine
Avril 2005
Mes contacts avec M. Bé m’ont bien sûr amené à me poser des questions sur l’ « Au delà ». Elle est convaincu de l’existence d’un autre monde, celui des Esprits, et que nous devons nous perfectionner pour rejoindre ces mondes « supérieurs ».
Supérieurs en terme d’évolution, pas en terme de compétition.
Et ce n’est que par une recherche intérieure que nous pouvons progresser.
La référence pour M. Bé est le Christ. Pas celui des religions qui ont trafiqué l’histoire pour des fins égoïstes – où se retrouvent l’argent et le pouvoir – mais sa personnalité véridique, débarrassée de tous les « grigris ». La religion essénienne, basée sur la connaissance, et non point sur la foi.
M. Bé est tout sauf une grenouille de bénitier. Servie par son intelligence et un doute en toute chose, elle ne peut accepter que ce qu’elle peut valider, à partir d’un ressenti intime. Elle s’évertue à appliquer les paroles du Christ (comme « - Toutes les œuvres que j’ai faites, vous pouvez les faire »), considérant que le message christique n’est pas la mort sur la croix, mais bien au contraire la résurrection. Résurrection qui ne lui semble pas nécessaire, la voie royale étant la « transcendance ». J’arrête là cette digression, pour plus de détails, voir @@@@.
Au moment des faits, je suis en train de démêler mes propres croyances.
… J’entre chez Régis, prendre un café, comme j’en ai pris l’habitude depuis quelque temps. Au comptoir, trois homme discutent : deux arabes et un français. Sujet abordé, la religion. J’écoute très vaguement la conversation, sans m’y mêler. Mais mon attention est réveillée quand dans la conversation j’entends « - (…) avec mon amie Bé (…) » Même prénom que mon Amour ! Cette fois j’écoute plus attentivement. La discussion porte, comme je l’ai dit, sur une comparaison entre les chrétiens et les musulmans.
… Entre alors une vieille dame, toute menue. Un des hommes se retourne alors vers cette personne : « - Alors, tu as pu sortir un peu aujourd’hui, Marie-Madeleine ? »
Je suis soufflé : un mélange entre mon histoire et des éléments ayant trait au Christ semble s’être effectué. L’homme qui s’est adressé à la vieille dame, doit s’occuper d’elle. Il est musulman, un grand brun aux trais harmonieux et d’une trentaine d’années à mon avis. Leur conversation continue.
… Je ne perds pas une miette de leur conversation, quand, machinalement, je jette un coup d’œil à la porte : celle-ci donne rue Ducouédic, face à l’entrée de mon immeuble. Là je n’en crois pas mes yeux : je vois une « Clio » (M. Bé a une Clio), gris métallisée (la Clio de M. Bé est gris métallisé), immatriculée 27 (M. Bé réside dans l’Eure, département 27 !)
Dernier élément : après ces coïncidences, en participant à la discussion. J’apprends que l’homme qui a pour amie une certaine « Bé » a dépassé la cinquantaine, il en paraît trente !. Rien de vraiment surprenant si ce n’est que lors de discussions avec ma Bé, elle est persuadée que vieillir n’est pas dans la nature normale des choses et tout cela a à voir avec le message du Christ …
C’est tout … Encore une fois, le sens du merveilleux m’a été révélé, il m’indique que je dois poursuivre sur ce chemin menant au Christ, que je le veuille ou pas ( sans grandiloquence, cela peut signifier : « Que Ta volonté soit faite … » – et non la mienne !). Tout au moins, c’est la conclusion que j’en tire.
16 février 2008
Histoires … d’arrangement
Septembre 2004
… Les six derniers mois ont été catastrophiques. Je vois bien que quelque chose cloche chez moi : je ne peux pas tout mettre sur le dos de ma femme ! Mon couple s’est lézardé au fil du temps et continuant ainsi, mon fils, Romain, âgé de 16 ans à cette époque, aurait fugué, j’en suis sûr : l’hostilité latente qui s’est progressivement installée dans le couple a fortement perturbé Romain qui écourte de plus en plus les moments où il doit être à la maison. Voyant que je vais droit dans le mur, je me suis mis à la recherche d’un studio.
Pour faire un break.
… Romain me trouve une annonce. Un banal rendez-vous est pris. Mais ensuite, la manière dont la location - plutôt la sous-location - s’est réglée est étrange. Le studio que je visite répond en grande partie à mes attentes : entièrement meublé, cuisine spacieuse, grande chambre avec deux fenêtres sur cour que je peux séparer avec des paravents, me permettant de recevoir son fils et sa petite amie éventuellement, en mon absence.
… A Alexandre qui me fait visiter le studio, je tiens à raconter honnêtement mon histoire. En fait, il s’agit d’une sous-location d’une durée de six mois au moins, la location elle-même étant au nom de l’amie d’ « Alex » :
« - C’est curieux votre histoire. Cela ressemble à la notre. J’ai fait un break avec mon amie, et nous allons nous remettre ensemble... »
L’analogie est approximative : j’ai plus de cinquante ans, alors qu’Alex et son amie en comptent à peine trente ; le « break » des deux histoires n’a de commun que la dénomination.
Je ne vois pas l’amie d’Alexandre pendant cette visite. Je repars sur le coup de deux heures, je dois savoir dans la soirée si la transaction peut se faire. Le soir, effectivement, la petite amie d’Alexandre m’appelle : je lui présente ma situation plus en détail, Alex ayant déjà transmis à son amie un certain nombre de renseignements.
Sans me voir, elle me dit :
« Ce studio, c’est pour vous... »
L’amie d’Alexandre se prénomme … « Bé », même prénom que mon Amour. A l’époque, je ne connais pas M. Bé, la véritable rencontre venant peu de temps après.
Je surnommerai Bé : « Baby », pour ne pas confondre les deux femmes.
Elle-même me surnommera « Tonton » !
Avenue Friant
Début Mai 2005
Signe positif …
Fin Mai 2005, je dois quitter le studio de la rue Ducouédic, « Baby » le reprenant. Jusqu’à début Mai, je ne m’en suis pas occupé. Je commence seulement m’y intéresser en début de mois et avec les jours qui passent, cela devient de plus en plus urgent. Avant de commencer à chercher, mon esprit tourne sur les problèmes d’intendance à résoudre, qui me paraissent insurmontables, mais ce n’est réellement qu’une impression, car je ne suis ni le premier, ni le dernier à qui cela arrive ! Mais la logique n’a rien à voir dans ce genre de ressenti.
Heureusement, je suis aidé : en particulier je « tombe » sur un déménageur, au moment exact où il le faut ! (voir Le « Courlis ».) Puis, je me mets réellement en recherche. Deux annonces retiennent mon attention. Dans le quatorzième. J’ai donc pris deux rendez-vous regroupés pour la même journée : un le midi, l’autre le soir. Je pars du travail. Mais quelque chose me retient dans la première annonce, je ne sais trop l’analyser.
Sur une intuition, je téléphone pour décommander la visite. Cela ne porte pas à conséquence, car je ne suis pas le seul sur ce rendez-vous. Comme je n’ai pas de cigarettes et qu’il est l’heure de déjeuner, je m’arrête vers la Porte d’Orléans, dans un tabac. Qui fait aussi restaurant : j’en profite pour déjeuner. Je discute avec le serveur et vers la fin du repas, une idée me vient : « - Si cela se trouve, il connaît peut-être une location dans le coin … ».
Mais cela reste au niveau de l’idée. Je l’ai presque oubliée quand vient le moment de l’addition. Le serveur arrive « - Et pourquoi pas … » Je lui demande alors : « - Excusez moi, mais je suis en recherche d’un deux-pièces en location dans le coin. Vous n’en connaîtriez pas un ?
- Si. Au bout de la rue Friant, à coté des Assedic, il y a un deux-pièces à louer. Vous allez voir le gardien de ma part. »
Je suis assez estomaqué de cette « coïncidence ».
Je me rends donc à l’adresse indiquée. La loge est fermée jusqu’à 14h. Ayant un peu de temps, je regarde alentour, pour me rendre compte de l’environnement. Pas trop désagréable, avec plusieurs petites sociétés dédiées à l’aide aux personnes. Donc liée à M. Bé. L’accès à l’immeuble se fait avec un badge, et comme une personne en sort, je profite de l’ouverture de la porte pour entrer.
Un fait « insolite », nouveau pour moi, se passe alors : la personne que je croise ressemble comme deux gouttes d’eau à une ancienne amie de faculté, myopathe et décédée en 99 : Edith. Même visage, même bouche, même taille, plutôt menue. Si je n’y attache pas une attention particulière sur le moment, cela doit me marquer inconsciemment. D’autres signes liés à cette personne se produiront à des moments « clés ».
Signe négatif …
Je retourne au travail et le soir, je repasse rue Friant : je vais voir les gardiens de l’immeuble pour leur demander des renseignements sur cette location. Il vient juste de se libérer et n’est pas encore en annonce. Je prends les coordonnées de l’agence de location. Mais je dois aussi visiter un second logement, vers le métro Vaugirard. Mais cela se passera plutôt mal. En premier lieu, un orage s’est déclaré et il tombe des cordes. Encore un signe d’eau !
Quelques éléments positifs, tout de même : cherchant la rue où se trouve l’immeuble, je m’adresse à une personne s’abritant de la pluie sous un auvent pour lui demandant si elle connaît la rue de la location Elle me dit justement s’y rendre ! Comme il pleut, je lui propose de la prendre en voiture et elle me dirige ainsi jusqu’à mon lieu de rendez-vous.
Mais ce n’est pas fini : me rendant au lieu de rendez-vous, je m’aperçois que j’ai laissé les papiers dans la voiture. En particulier, l’adresse exacte : car j’ai beau faire la rue dans tous les sens, je ne trouve pas le numéro de l’immeuble. Et comme il pleut à torrent, je ne veux pas me faire mouiller pour retourner au véhicule. De plus, je me dis que je vais bien reconnaître les personnes de l’agence venues pour la visite. Mais rien … je suis donc forcé de retourner à la 205. Pour m’apercevoir de mon erreur. Cette fois j’ai la bonne adresse et je retourne – toujours sous la pluie – à l’adresse de la location. Porte fermée.
Je « poireaute » un court moment, avant que quelqu’un ne sorte : j’en profite pour lui demander s’il connaît l’appartement à louer.
« - Oui, je vois où c’est : au fond de la cour. L’escalier à gauche.
- Je vous demande cela parce que j’avais rendez-vous avec l’agence. J’ai un quart d’heure de retard.
- Je n’ai vu personne …
- Vous êtes sûr ?
- Oui : j’étais à l’entrée. Si quelqu’un était passé je l’aurais bien vu !
- Merci. »
Je vais dans la cour, pour observer les lieux. Cour rectangulaire, de vieux pavés. Vieil immeuble, entre deux : c’est à dire bien entretenu, mais pas parfaitement, quelque laisser-aller. Je réfléchis en me disant que cela me convient moyennement, il n’y a « pas photo » avec le deux pièces de la rue Friant ! Fin du choix de la location ...
Histoires … d’eau
… Les premières histoires ne paraissent pas significatives, mais au cours du temps, avec la répétition
de certains « incidents », il est tout à fait logique de se poser des questions, surtout en ayant l’esprit
très curieux. D’autant que ces histoires interviennent en parallèle à des hypothèses « décoiffantes. »
Octobre 2004 – Mai 2005
… Je suis resté six mois - d’Octobre 2004 à Mai 2005 – dans ce studio de la rue Ducouédic. M. Bé a fini par appeler ce lieu le « Titanic », suite à d’innombrables problèmes d’intendance, la plupart tournant autour de problèmes de robinetteries : cela a commencé par des fuites aux différentes arrivées d’eau du studio. Dans la salle de bains, sans aération digne de ce nom, la peinture a commencé par s’écailler.
Cela a continué par la panne des deux radiateurs électriques, sans raison explicable logiquement, les thermostats ont toujours semblé fonctionner correctement, et pourtant, pas de chauffage … Bien sûr, cela s’est produit au cœur de l’hiver 2004, au moment le plus froid.
… Un chauffage d’appoint – un petit soufflant - a cependant évité de me retrouver complètement « gelé » avant que je puisse changer les radiateurs : car bien sûr, pour « simplifier » le problème, « Baby » était à l’étranger au moment des faits ! J’ai donc du contacter sa meilleure amie, Chimène – qui a effectué le remplacement du radiateur défectueux.
Un ballon explose
Février 2005
… Toujours rue Ducouédic : j’ai enfin un rendez-vous avec mon avocat, concernant le divorce. Cette journée est donc très importante. Mais, petit signe inquiétant, le ballon d’eau chaude qui m’alimente fuit légèrement. Et ce matin, la fuite prend une proportion plus importante, mais pas encore catastrophique. Que faire ? Si j’appelle un plombier, je suis obligé d’annuler mon rendez-vous avec l’avocat, et cela va renvoyer aux calendes grecques toute la procédure. De plus, je n’arrive pas à fermer l’arrivée d’eau : je ne sais quel robinet est utilisé pour le studio. Et pour couronner cette histoire, M. Bé vient me voir dans la matinée. Je l’appelle au téléphone : elle est en route et pas très loin d’arriver. Je lui soumets le problème. Elle se propose de prendre la relève, le rendez-vous est plus important ...
… Je me rends donc rue Vulpian, chez mon avocat et j’apprendrai la suite des évènements quand je retrouve M. Bé : cela n’a pas été triste ! En résumé, arrivée de M. Bé au studio, dont elle détient les clés : là, la fuite du ballon est devenue très importante, il est indispensable d’agir. Surtout qu’il s’agit d’eau chaude … Se rendant en face, au café « L’Insolite », M. Bé rencontre un « client », une homme d’une soixantaine d’années, un habitué du café. Je l’ai déjà croisé toujours assis au bar au même endroit, dans le coin à droite en entrant, toujours son petit caniche blanc sous le bras. Une ancienne profession tournant autour de la plomberie (chauffagiste, je crois). Il propose son aide à M. Bé. Ainsi, l’arrivée d’eau sera coupée sans autre incident …
… A la suite de cette « inondation », je ferai appel à un plombier. Là encore, la rencontre sera « improbable ».
Deux portefeuilles au fil de l’eau
Mars 2005
… Une toute petite histoire, en deux temps se situant à quelques jours d’intervalles. Le premier temps me concerne : Cela a commencé par un fait me concernant. Je rentre à mon studio. Après avoir garé la voiture, la « Pluto mobile » juste à l’entrée du studio (côté gauche de la rue), je vais pour mettre mon portefeuille dans la poche de ma veste quand par un geste malencontreux il m’échappe des mains pour tomber dans le caniveau, dans lequel l’eau circule ce jour là … Je me précipite pour le ramasser, les papiers sont trempés, mais rien de bien grave …
Quelques jours plus tard, M. Bé vient me voir et gare sa voiture à proximité de chez Régis, le café qui fait face au studio. Sortant de sa voiture et rangeant ses papiers, elle fait à son tour tomber son portefeuille dans le caniveau, qui bien sûr, déborde d’eau ! Rien de grave là non plus, et symétrie parfaite entre les deux évènements.
Deux « fuites »
Septembre 2005
… M. Bé m’appelle pour me faire part d’un problème d’ « intendance » : en voulant nettoyer sa plaque électrique, elle s’aperçoit que celle-ci ne marche plus correctement. En regardant plus attentivement, elle s’aperçoit qu’une fuite d’eau a du provoquer un court-circuit …
… Petite mésaventure à rapprocher d’une autre qui m’arrive le lendemain. Je passe à l’appartement conjugal pour rendre la voiture que j’utilise : en effet, nous avons décidé avec ma femme, de partager l’utilisation de la Picasso et de la 205. Je descends donc la rampe de parking, ouvre la porte et entre la voiture au garage … Je suis dans le noir et entends un bruit étrange : après être sorti de mon véhicule, je m’approche de la source, pour m’apercevoir qu’une énorme chute d’eau provenant du plafond, à gauche de notre emplacement ! C’est un véritable déluge. Je devine à peu près ce qui a pu se passer : du temps où j’étais au conseil syndical de l’immeuble, nous avions proposé en assemblée générale de revoir toutes les plantations, coté « Rue des Orchidées », avec installation d’un arrosage automatique ... Une partie de ces plantations se trouvait exactement au-dessus du parking, mais la chape de celui-ci aurait du être refaite. A cause du coût de cette opération, une solution provisoire avait été trouvée. Et à la vue de toute cette trombe d’eau, je pense immédiatement que cette fameuse solution vient de montrer ses limites …
Je suis seul au parking et je me dis qu’il faut que j’avertisse quelqu’un : voir la gardienne … A ce moment là, un homme descend la rampe menant au parking. Je lui montre l’eau qui coule et qui semble enfin diminuer d’intensité. Il semble qu’effectivement cet écoulement soit du à une fuite lors du déclenchement de la mise en route de l’arrosage. Il se charge de prévenir le syndic, moi-même n’ayant plus de contact depuis que j’ai quitté l’appartement.
Je le quitte en lui disant :
« - Je ne sais pas si cela coule depuis longtemps …
- Pas beaucoup de temps, j’étais là il y a cinq minutes … »
… Je n’aurais pas noté de coïncidence particulière si cette fuite ne s’était produite au moment exact où j’arrivais au parking.
Un trou aux « Assedic »
Juin 2005
Inondation
Encore une histoire d'eau...
Je viens d'arriver dans mon deux-pièces, ayant quitté mon studio de la rue Ducouédic.
Pour en savoir plus sur la manière dont s'est passe ma recherche de location, voir le plan de la rue Friant. Pour la situer, c'est simple... Vous prenez comme centre l'église d'Alésia, Puis le symétrique de la rue Ducouédic.
A peu de chose près, on tombe dessus...
Arrivé dans l’appartement avec mon fils Romain, nous prenons un bain, ce qui est le « nirvana » après la douche équipant le studio. La nuit se passe, et au petit matin, vers 7 heures, on sonne à la porte. Surpris, je vais ouvrir : il s’agit du gardien accompagné d’un homme. Ils entrent, pratiquement sans me demander mon autorisation, pour se diriger vers la salle de bain. Je suis trop abasourdi pour dire quoi que ce soit. Le gardien me parle :
« - Il y a une fuite qui vient de chez vous … »
L’homme d’entretien qui accompagne le gardien, se baisse et dirige une lampe sous la baignoire« - Là. C’est humide. Il y a un joint à remplacer. Le gardien continue, m’adressant la parole :
« - Qu’est-ce qu’il a fait votre plombier ? »
… Effectivement, un plombier est passé la veille pour régler un problème de siphon dans les toilettes (encore une petite coïncidence autour de l’eau !), mais à aucun moment il n’est intervenu dans la salle de bains. C’est ce que j’explique au gardien, qui reprend, toujours péremptoire :
« - Vous avez une assurance ? Il faut l’appeler … »
Je suis énervé par la manière dont il donne ses ordres. D’autant que je n’ai pas apprécié sa façon d’entrer dans l’appartement.
« - Oui. Je vais voir cela dans la journée. Mais vous pouvez m’expliquer ce qui s’est passé ?
- La fuite a provoqué un trou dans le faux plancher des ’ Assedic ‘. Juste au-dessous de chez vous. »
Effectivement, mon appartement se situe au premier étage, exactement au dessus des Assedic !
Réparation
… Le gardien et son acolyte sont repartis. Me reste ce problème de fuite sur les bras, cela commence bien ! L’après-midi, j’ai rendez-vous avec Régine, qui gère pour le Cabinet Jourdan cette location.
Elle doit établir l’état des lieux. J’ai sympathisé avec Régine, et quand elle arrive, je me permets de lui demander si elle s’y connaît en plomberie. Elle rigole, m’expliquant qu’avec tous les appartements qu’elle doit gérer, cela lui est indispensable. Je lui explique donc mon problème de fuite. Elle se rend dans la salle de bains pour examiner la baignoire.
« - C’est normal, la fuite …
- Ah bon ? Un joint percé ?
- Pas du tout ! Le tuyau de trop plein n’est pas raccordé ! ».
… L’explication est alors logique : avec Romain, nous avons pris des bains à « ras bord », utilisant ainsi le trop plein. Les locataires précédents n’avaient sans doute jamais eu à l’utiliser. Régine continue : « - Je demande au plombier de passer dans la semaine ».
… Régine repart, je sors de l’appartement. Je croise le gardien à la loge. Je ne peux m’empêcher de lui dire :
« - J’ai vu le problème de la baignoire. Il ne s’agit pas d’un joint défectueux ...
- ???
- Non : c’est le trop plein qui n’est pas raccordé. Je fais le nécessaire. »
Quant à l’assurance, il ne sera pas nécessaire de l’appeler, le problème n’étant pas grave …
Mars ?
Voir aussi: http://www.linternaute.com
MARS?
Hypothèse
… Pourquoi parler de Mars ? Je ne m’étendrai pas trop sur le sujet, car les hypothèses que je développe restent des hypothèses – difficiles à valider - M. Bé et J. C, les prenant pour une possibilité très réaliste et fortement probable. Si j’aborde ici ce sujet, c’est que tous ces problèmes d’eau sont intervenus à une période où M. Bé me présentait justement sa théorie sur Mars.
« … Mars n’aurait pas toujours été stérile et sans eau. Des martiens auraient existé bien avant le développement du genre humain sur terre. Avec une technologie dépassant largement celle que l’on connaît aujourd’hui sur terre. Avec des problèmes de pollution. Pour régler ceux-ci, les martiens dominants auraient décidé d’envoyer l’eau de Mars sur terre et de coloniser la terre.
… D’où cette histoire de déluge, éventuellement d’extinction des dinosaures, via quelque chose qui serait tombé sur terre. Cela expliquerait la différence entre les différents peuples sur terre : certains des terrestres seraient des descendants de martiens, les seuls vrais terriens seraient les africains. »
Il peut être difficile de « croire » à cette histoire, mais pourquoi pas. D’autant qu’aujourd’hui, des signes existent d’une histoire qui recommencerait, mais pas dans le même sens cette fois. Voir "Bilderberg"
De la glace sur Mars
Mars ( !) 2006
Avant de commencer, je précise que je suis devenu extrêmement sceptique sur toutes les informations qui nous parviennent, même à travers des revues que je considérais jusque là comme sérieuse et que je ne mettais pas en doute. Mais au contact de M. Bé et de J.C, force m’a été de constater que la « Vérité » ne venait pas de ces canaux officiels d’information. Les faits qui vont suivre ne sont pas réellement des coïncidences, mais des informations qui peuvent amener à se poser quelques questions.
… Je vois dans la revue « @@@Science et Vie Junior » une photo double page présentant un lac de glace sur Mars ! et pratiquement pas d’infos sur cette nouvelle que je trouve assez extraordinaire, surtout après toutes les questions que se sont posés les scientifiques ces dernières années sur la présence ou non d’eau sur Mars. On me répond que peu de gens s’intéressent à ce genre de nouvelles. Certes. Mais la « Nuit des étoiles », en Août, fait pourtant un tabac, ce qui fait tomber l’argumentation précédente. Et comme par hasard, quelques jours auparavant, tout un battage médiatique était orchestré autour des ennuis de Hubble …
Deuxième fait troublant, un article de Science et Vie avec un titre pompeux : « De la vie sur Mars » ! Je lis cet article au titre bien ambigu car à la lecture, j’apprends que ces bactéries détectées sur Mars proviennent des sondes que nous avons envoyées.
De deux choses l’une : ou l’article est mensonger et les bactéries proviennent réellement de Mars, ou, autre hypothèse peut-être encore plus extraordinaire : des précautions inouïes sont prises pour stériliser les sondes ; elle traversent le vide sidéral ; les températures sont extrêmes ; sur Mars, pas d’eau en surface ; et, malgré tout cela, les bactéries arrivent à proliférer ! J’en tire cette déduction logique : la vie peut proliférer quel que soit l’environnement défavorable ! Et ça, c’est une nouvelle extraordinaire.
Autre point contradictoire de l’article : des bactéries auraient aussi été détectées sur la lune, emmenés par les sondes lunaires.
Et bien, malgré cette connaissance, pas plus de précaution que cela n’aurait été mise en œuvre pour les expéditions martiennes, au risque de ne plus distinguer des bactéries terrestres importées des martiennes ? D’autant plus que l’article finit en relevant que désormais, des précautions drastiques devront être mises en place pour les expéditions futures !
Histoires… de désagréments
Distractions diverses
Des distractions … Je suis distrait. Naturellement. Phénomène qui s’est accentué depuis que je connais M. Bé. Je pourrais voir cela comme quelque chose de désagréable, c’est effectivement désagréable, car la distraction amène à utiliser beaucoup de temps et d’énergie pour « réparer » ses oublis. Mais il est possible de voir cela autrement : car une distraction n’est pas seulement un mauvais fonctionnement.
Après tous les « désagréments » qui me sont arrivés, je m’aperçois que ces distractions apparaissent quand je laisse tomber mon schéma de fonctionnement « matériel ». Quand je me laisse aller. Elles m’ont forcé à réfléchir sur les comportements humains. Fondamentalement, elles fonctionnent selon les mêmes lois que les « étourderies », les lapsus ; les « double erreurs », et d’autres lois, ce n’est qu’une déclinaison de notre imperfection. Deux manières pour les corriger : oublier le « laisser aller », mais c’est se couper de l’évolution spirituelle, ou bien les accepter et corriger ensuite le comportement une fois ces imperfections bien comprises. Mais ce n’est qu’au bout de l’expérience que cela peut se faire. Ce préambule est la preuve de ce que j’avance : aujourd’hui – 2 Août 2006, je peux constater que ces distractions ne sont que la manifestation d’une mauvaise synchronicité . Tout ceci est plus détaillé dans le paragraphe.
Conclusion : toute vie est une grandiose distraction. Aux trois sens du terme distraction.
A Issy
Fin 2003
Des distractions se sont produites bien avant que je ne connaisse M. Bé, mais je ne vais pas ici toutes les décrire. Je ne parlerai que de l’une d’entre elles, survenue en 2003. A l’époque, ma vie de couple laissait fortement à désirer (!), j’envisageai sérieusement la séparation : bien que présente auparavant au fond de mon esprit, cette pensée devenait de plus en plus prégnante. Pris dans cette idée, il semblait normal que des distractions se produisent, de toute sorte : oublis divers comme les papiers, les clés, les lunettes … Jusque là, tout s’était arrangé, je les avais toujours retrouvés peu de temps après. Mais cette fois …
Ce week-end, je m’aperçois avec anxiété que je ne mets plus la main sur ma sacoche : avec sa disparition, je me retrouve sans chéquiers, sans carte bleue, sans permis de conduire, sans pièce d’identité, sans liquide, etc. … Je cherche bien sûr partout dans l’appartement, dans la voiture … L’angoisse monte d’un cran : rien ! Tout un plan imaginaire se met en place : « Appeler ma banque – La Poste en l’occurrence – pour faire opposition, faire une déclaration de perte à la Police, refaire dans un second temps tous mes papiers … ». Mais avant cela, examiner toutes les pistes : je l’ai peut-être oublié sur mon lieu de travail. Et je me remémore aussi les derniers endroits où je me souviens avoir utilisé ma sacoche. La piscine ! Car j’y suis allé le Vendredi à midi … C’est le lieu où je peux l’avoir égaré. En particulier aux vestiaires … Et comme c’est à coté de mon lieu de travail, j’en profiterai aussi pour vérifier que je ne l’ai pas laissé traîner au bureau …
… Je prends la voiture et file à Issy. Je ne me rappelle plus l’ordre dans lequel je me mets à chercher, toujours est-il, que je ne retrouve rien ! Baisse d’énergie devant ce qui m’attend. Opposition, demande de nouveaux papiers, etc., tout un ensemble de démarches administratives que j’entreprends …
… Une dizaine de jours plus tard. Ma femme me dit : « - Tiens, on a essayé de t’appeler pendant ton absence. Je n’ai pas bien compris, mais voilà le numéro … »
Interloqué, je fais le numéro. Il s’agit du tabac restaurant « La Royale », à la sortie de mon lieu de travail. On décroche, je me présente :
« - Je suis Monsieur Bernard. On m’a dit que vous m’avez appelé ...
- Ah, effectivement. Vous n’auriez rien oublié chez nous ? »
Un temps où je raccroche cette information à la perte de ma sacoche :
« - Vous voulez parler d’une sacoche.
- Oui. Vendredi dernier. Vous êtes passé prendre des cigarettes. Quand je m’en suis aperçu, j’ai voulu vous rappeler, mais veniez juste de sortir … Et comme vous venez régulièrement, je pensais vous revoir … »
Effectivement, je passais régulièrement au tabac. Mais à cette période, je voulais réduire ma consommation de cigarettes, ce qui fait que je n’étais pas retourné au café. Aussi, en repassant le Samedi à mon bureau, mon cerveau avait sans doute occulté la cigarette, donc le bureau de tabac, d’autant plus qu’il était fermé tout le week-end !
Ah, là, là ! Le danger des cigarettes, on ne le dira jamais assez …
A Galaxie
Février 2005
Paris. M. Bé est arrivée au petit matin. Pour la matinée, chacun de nous « vaque » à ses préoccupations personnelles et nous devons nous retrouver pour midi pour ensuite passer effectuer quelques courses à « Galaxie », le Centre Commercial de la Place d’Italie. De mon côté, je vais retirer à la Poste une importante somme en liquide.
Tout se passe bien, je vois le caissier qui me remet 3000 euros, que je range précautionneusement dans mon porte documents. Connaissant ma distraction, je fais bien attention à mes gestes, il m’est arrivé tant de petites mésaventures que je suis méfiant.
Midi. Je retrouve M. Bé et nous allons ensemble au Centre Commercial, où nous prenons un café. Sachant que j’ai retiré de l’argent, elle est inquiète pour moi. Je sors l’enveloppe, pour la rassurer :
« - Tu ne t’inquiètes pas. Je le remets dans ma sacoche, j’y fais très attention. »
Joignant le geste à la parole, j’enfourne l’enveloppe dans une poche de ma serviette, puis nous sortons du café pour emprunter la galerie marchande.
« - S’il vous plaît ! » Une voix nous a interpellés. Nous nous retournons. Il s’agit d’un couple, la quarantaine. La femme qui nous a apostrophés poursuit : « - Cela doit être à vous. Je pense que c’est important et que vous devez y tenir … » Elle nous tends l’enveloppe contenant trois mille euros ! … Abasourdi, je la prends pour la ranger dans ma serviette. « - Merci ! Pour votre gentillesse, je vais vous donner quelque chose. Je vous dois bien cela.
- Non, nous ne voulons rien. C’est naturel.
- Quand même.
- Non, je vous assure, nous ne voulons rien. Vous en auriez fait autant …
- … Au moins un café …
- Non, merci. Nous sommes assez pressés … »
Ghislaine. C’est le prénom de la femme : les propos rapportés ne sont pas exactement ceux du dessus, puisque nous aurons au moins appris le prénom de la femme, mais même si le propos n’est pas exact, l’esprit de notre échange est juste. Ce qui est remarquable, c’est que cette personne a vu ce que contenait l’enveloppe : « (…) Je pense que c’est important pour vous et que vous devez y tenir … ». Des personnes honnêtes.
Vous devez penser… «Il a de la chance … ». Première réflexion, somme toute, logique. Mais je ne le pense pas. Avec tous les faits analogues qui sont arrivés, je ne peux nommer cela de la chance. Tout au moins, pas au sens où on peut l’entendre. De la chance ? Non ! De la protection …
En fait, je dois avoir une sacoche « mystérieuse ». A première vue, mais il existe une explication logique : ma sacoche comporte plusieurs poches. Dont une, à l’extérieur, séparée, et j’avais glissé l’enveloppe entre cette poche externe et le porte document ! Sans m’apercevoir de mon erreur, bien sûr. Racontant cette mésaventure, cela renvoie à une autre anecdote "L'écrivain sans verbe", où cette « sacoche mystérieuse » agira à nouveau …
… Protection : la conclusion est que M. Bé et moi-même sommes protégés … Sur cette hypothèse, voir "Anges gardien". Mais surtout, suite à tout un ensemble de mésaventures ressemblant à celle-ci, la conclusion est qu’il y a beaucoup moins de gens malhonnêtes que l’on pense. Faire confiance est possible, car le fond altruiste de l’être humain est très puissant, seul le système de notre temps nous pousse à nous retrancher derrière l’égoïsme et l’exploitation d’autrui – par un réflexe de défense, la société mise en place n’assurant plus notre sécurité collective. Au fond, peu de choses sont à mettre en place pour tout faire basculer du côté positif.
Optimisme ? Pourquoi pas ?
A la Gare du Nord
31 Décembre 2005
Le témoin fait opposition
Je suis témoin du mariage de l’amie de M. Bé, cérémonie se passant à la mairie de Chambray, dans l’Eure. Je dois la rejoindre à la gare de Vernon, mon train est à 7h30. J’ai pris toutes mes précautions et je suis en avance de trois quarts d’heure sur le départ du train. Après avoir pris mon billet et acheté une revue, je prends un café, face au quai de départ.
…Presque 7h25… Je prends mes affaires et me dirige vers mon train arrivé à quai. Je remonte les compartiments, pour en choisir un qui me convienne et c’est au moment de monter que je m’aperçois de mon oubli : mon portefeuille ! Je ne l’ai plus … Je fouille dans toutes mes affaires et suis obligé de constater que je l’ai oublié. Heureusement, mon porte cartes est bien là (avec carte d’identité, carte bancaire, liquide …), seul mon chéquier se trouvant dans le porte feuille.
… 7h25. Je fais mentalement un rapide retour arrière : l’endroit le plus plausible où retrouver mon porte feuille est le café. Pourtant, je ne me vois pas le poser sur la table. Aux toilettes, peut-être, où je suis allé ? Un dilemme se pose : je peux bien sûr retourner au bar et je saurai ce qu’il en est, mais je compromets le mariage de l’amie de M. Bé à qui j’avais promis d’être présent. Je fais donc le choix de laisser le problème du chéquier « vivre sa propre vie ».
Mais est-il réellement dans ce café : peut-être dans le taxi que j’ai pris pour me rendre à la gare ou dans l’appartement Rue Friant, ou … Mais je ne reste pas inactif pendant le trajet : j’essaie d’avoir le numéro de téléphone du café – en vain - j’appelle Régine et Romain pour leur demander s’ils peuvent passer à la gare … Bien sûr, je n’arrive pas à les joindre et laisse un message sur répondeur. Et encore bien sûr, je ne me souviens pas du nom de ce « foutu » café de la gare du Nord !
… C’est ainsi que j’arrive à Vernon et que j’explique mon problème à M. Bé. Nous avons le temps de passer à la Poste de Pacy – heureusement ouverte – où je fais opposition temporaire sur le chéquier, mais pas sur la carte bleue : ce qui aura une importance, comme on le verra un peu plus tard.
La Poste fait opposition
… Le mariage se déroule sans autre problème à relater. Retour à Paris le premier Janvier. Entre temps, j’ai eu Régine et Romain qui ont répondu à mon message : le café devant être fermé, je leur ai dit que c’était inutile de se déplacer, cela pouvait attendre. Au moins, Romain m’aura confirmé que mon portefeuille ne se trouve pas dans l’appartement Rue Friant.
… Premier janvier, fin d’après midi… Je descends du train et me dirige vers le hall de la gare. Je reconnais le café et m’y rends. Heureusement, il est ouvert. Et tout s’arrange : ils ont bien trouvé un portefeuille, qu’ils ont conservé. Prouvant qu’il s’agit bien du mien, je peux le récupérer, Bien sûr, je laisse un peu d’argent pour celui ou celle qui a trouvé et mis de côté mon portefeuille –qui ne travaille pas ce jour - puis je rentre, rassuré.
Suite avec la Poste, le deux janvier… Je suis Rue Friant. N’ayant plus d’argent liquide, je me rends à un distributeur en retirer : surprise ! Il m’est signalé que mon compte est bloqué et que je ne peux effectuer de retrait ! Je ne comprends pas, ayant uniquement fait opposition sur les formules de chèques. D’autant que j’ai utilisé ma carte bleue la veille pour retirer mon billet de train. Sans aucun problème ! Je retourne à l’appartement prendre le double du formulaire rempli à Pacy : y sont bien mentionnés l’opposition temporaire sur mes chéquiers et la disponibilité de ma carte bleue. Muni de ce papier, direction la Poste du 14ème.
« - Faîtes voir ? » Je montre au préposé le formulaire supposé d’opposition, rempli à Pacy.
« - Ce formulaire n’est plus valable ...
- Comment cela ? Il date d’hier. Rempli à la Poste de Pacy.
- Ils n’ont pas encore du recevoir les nouvelles formules …
- Mais pourquoi bloquez vous toute opération ?
- Pour votre sécurité.
- Pour ma sécurité ! Vous rigolez ! En quoi cela me sécurise ? … Je fais une déposition où je signale la perte d’un chéquier. Pas de ma carte bleue ! Cela ne sécurise rien !
- Quand on fait une opposition, le compte est bloqué. Pour éviter … »
… Et de m’expliquer le fonctionnement de leur propre service. L’administration, dont on veut la perte, met le client devant le fait accompli et répond toujours à coté des questions : en expliquant leur propre fonctionnement (défectueux ou pas, là n’est pas le problème) plutôt que de répondre à la question du « Pourquoi ». En raisonnant logiquement, on s’aperçoit immédiatement de la « folie » de ce système. Dans le cas présent, il est question de « sécurité », je poursuis ma discussion avec le préposé sur ce thème : « - Pour ma sécurité ! En êtes vous sûr ? Car j’ai pu utiliser ma carte bleue pour des retraits ! Alors, bravo pour la protection ! En attendant, je suis sans liquide et sans possibilité d’en retirer ! Et en l’occurrence, c’est moi qui suis mis en état d’insécurité … »
La poste dort sur nos deux oreilles
« Gros Jean comme devant », je ressors de la Poste. Seul conseil donné par le préposé, appeler mon Centre financier. Ce que je fais en fin d’après-midi.
« - Pour accélérer la procédure et lever l’opposition, envoyez-nous un fax. Le problème sera réglé de suite, je m’en occupe dès réception. Sinon, votre compte ne sera opérationnel que d’ici deux jours. Le fax vous permettra d’avoir votre situation rétablie immédiatement. » Enfin une bonne nouvelle ! Il est cinq heures tout juste passé, je passe à la librairie faire des photocopies pour mon centre financier et je faxe le tout. Fin de la journée, je n’ai plus qu’à attendre.
3 Janvier, 09 heures. Je passe au distributeur retirer – enfin ! – de l’argent. Surprise ! Ma demande est toujours refusée ! Retour à l’appartement, nouveau coup de fil au Centre financier. « - Je ne comprends pas : j’ai voulu effectuer un retrait qui est à nouveau refusé. Je vous ai pourtant faxé ma demande pour rétablir l’usage de mon compte, hier…
- Attendez, je viens d’arriver. Je vais regarder au courier. (un temps) Oui. Votre demande est là ; Nous allons faire le nécessaire.
- Mais j’ai faxé hier …
- A quelle heure ?
- Vers cinq heures.
- Ah. Il ne devait plus y avoir de personnel à la réception des fax … Mais ne vous inquiétez pas, la situation sera rétablie d’ici dix minutes. »
…Je ne répondrai pas à l’illogisme du système et effectivement, je pourrai effectuer un retrait dans la matinée. Mais que de temps et d’argent (coût des photocopies et du fax) perdus pour faire fonctionner un service de la façon dont il doit fonctionner normalement !
Mais tout cela n’est pas étonnant quand on a la connaissance de ce qui se met en place au niveau mondial. Voir "Bilderberg"
A Lisses
Janvier 2006
Un aller et retour vers « Lisses » - L’aller :
M. Bé doit quitter la Normandie. Elle a trouvé une petite maison, à Châtillon sur Loire, dans le Loiret. En attendant la signature définitive et de pouvoir emménager dans sa nouvelle demeure, elle a décidé de prendre un gîte meublé à Châtillon pour une semaine afin de se familiariser avec la région et effectuer différentes démarches administratives. Une première surprise : la location se trouve à l’extérieur de la ville, à environ quatre kilomètres, complètement isolé dans la campagne …
Je dois la rejoindre ce week-end. Partant de Paris, je prends l’autoroute, direction Lyon, en prenant l’embranchement A77 qui mène à Nevers. Deux heures de route quand tout se passe bien. Temps froid d’hiver, un peu de neige sur la route, mais pas au point de rester immobilisé. Je m’arrête prendre un café sur l’aire de stationnement de « Lisses », à une trentaine de kilomètres de Paris.
Châtillon sur Loire … Près du canal de Briare et de Gien. Je connais bien la région, ma femme a sa maison de campagne à Sainte Montaine qui se situe en Sologne près d’Aubigny, la cité des « Stuart ». Seulement quarante kilomètres séparent Châtillon de Sainte Montaine. Je suis d’ailleurs souvent allé à Gien et Briare. En particulier pendant les vacances. En Août, ma femme restait en Sologne, je remontais à Paris les fins de week-end en prenant le train à Gien.
Arrivé dans le gîte, je m’aperçois que j’ai oublié mon portefeuille à la cafétéria de Lisses l’autoroute ! Je commence vraiment à saturer de toutes mes distractions.
M. Bé essaie bien de me soutenir, mais j’ai du mal à décompresser. Je pense laisser tomber et remettre à plus tard, quand j’ai l’idée de téléphoner aux renseignements pour trouver ce numéro. Finalement, j’obtiens la cafétéria qui me confirme avoir trouvé mon porte feuille. Me voilà donc tranquillisé, et passerai le récupérer à mon retour.
Le retour…
Retour sur Paris … Une pluie glacée tombe, un temps de brouillard, mais la visibilité est correcte. Je dois passer à Lisses. Plusieurs faits vont se dérouler, à priori sans importance, mais qui porteront sens au final. Plus tard…
Premier fait : A un moment, suite à une déformation de la route, la voiture a une secousse qui fait tomber mon téléphone portable posé sur le tableau de bord, à gauche. Je le laisse où il est car il me semble trop dangereux de le ramasser.
Deuxième fait : Mon téléphone sonne, je pense que c’est M bé. Je réponds toujours, mais là, je ne peux pas.
Troisième fait : Dès que je vois une possibilité, je sors de l’autoroute pour me garer et appeler M bé. Appel terminé, je reprends l’autoroute.
Aire de Lisses : Je ne vois aucun dégagement pour atteindre cette aire de stationnement. Et c’est ainsi que j’arrive à Paris ! Petit incident notoire : Les policiers m’arrêtent à la bretelle de sortie de la Porte d’Italie :
« Vous roulez avec vos feux anti-brouillard, l’amende est de 80 euros. »
Je n’ai pas envie de discuter. Encore une fois, la logique financière est à l’œuvre.
La question est : Conduire avec les feux anti-brouillard est-il dangereux ?
Non, ils ne se posent même pas la question. Ils doivent assurer leur quota de contravention.
La police a perdu sa fonction de protection de l’individu, elle est dans la répression et donc l’injustice. Il faut payer, voilà tout.
« A qui profite le crime ? »
Je ne dis donc rien que : « Effectivement, j’ai dû, sans m’en apercevoir, allumer les feux anti-brouillard, je me suis trompé, si vous voulez me mettre une amende, je n’ai rien à dire. »
Ils doivent sentir que je ne me sens ni coupable, ni agressif. Ils me laissent repartir après avoir vérifié mes papiers.
Je reprends le cours de mes réflexions sur cette fameuse aire de Lisses : n’ayant pas aperçu l’aire de Lisses lors de mon retour sur Paris, la seule explication est que celle-ci n’est accessible que dans le sens Paris-Province ! Je reprends donc l’autoroute sur une trentaine de kilomètres, direction province pour retrouver l’aire de stationnement. J’y arrive une vingtaine de minutes plus tard pour y retrouver effectivement mon portefeuille. Je remercie et laisse un « pourboire » pour la personne l’ayant trouvée – qui est absente à ce moment – puis repars.
Une validation
… Avant de reprendre l’autoroute, une réflexion me vient à l’esprit : je fais le rapprochement entre les faits que j’ai relatés précédemment : et si les trois faits, le portable qui tombe, se met à sonner, ce qui me fait sortir de l’autoroute étaient des signes pour m’indiquer mon chemin ? Je veux en avoir le cœur net. L’idée me paraît folle, mais avec tout ce qui se passe dans ma vie actuellement, une folie de plus ne me fait pas peur …
… Plutôt que reprendre mon chemin vers Paris, je prends la route sur ma droite, qui après un coude, reprend à gauche pour passer sur un pont enjambant l’autoroute. Ce qui amène à la jonction de la sortie de cette même autoroute dans le sens Province-Paris. Je m’arrête et regarde bien l’environnement : il s’agit de l’endroit exact où je suis sorti pour appeler M. Bé ! J’ai du mal à le croire …
Surtout une interprétation qui me paraît incroyable : mon but était de récupérer mon portefeuille ; il n’y avait pas de sortie direct sur Lisses dans le sens remontée sur Paris et la voie la plus directe était de sortir à l’endroit exact où je m’étais arrêté pour téléphoner, de passer ensuite le pont pour aller vers l’aire située sur l’axe Paris-Province, exactement en face ! Tout avait été organisé pour que des faits « insolites » conduisent à la bonne solution !
… Bien sûr, une « hirondelle ne fait pas le printemps » et cette « loi » demande d’autres expériences pour être validée. Mais d’autres faits suggèrent que ce n’est peut-être pas aussi fou qu’on peut l’imaginer.
Une validation
De vraies erreurs
Une vraie Perte …
Août 2005
Avec M. Bé, nous devons partir pour quelques jours en Bretagne. Elle me rejoint à Paris, puis direction la Bretagne dans sa région. J’ai préparé mes affaires et nous devons partir avec la Ford de M. Bé. Nous passons la nuit rue Friant, le départ est prévu le lendemain.
Jour du départ. Nous descendons nos affaires que nous déposons devant l’immeuble, j’attends M. Bé le temps qu’elle aille chercher sa voiture. Au moment où elle arrive, je prends nos affaires pour les rapprocher de quelques mètres. Nous chargeons, et là, horreur … Ma « banane » - avec tous mes papiers - a disparu ! Réfléchissant à ce qui s’est passé, je me souviens l’avoir posée sur le muret, en face des Assedic pendant une dizaine de secondes, le temps de porter les sacs pour charger la voiture … Cela a suffi pour que « quelqu’un » ne la vole.
… Car c’est la seule explication : en cherchant partout, nous ne mettrons pas la main dessus. Retour à l’appartement, déclaration de vol au commissariat du quatorzième. Prise par la commissaire « Sanguinette ».
Le départ aura lieu le lendemain, heureusement, dans mon « malheur », le chéquier et ma carte bleue ne se trouvaient pas dans ma sacoche.
Bien que très désagréable et perturbant, cet incident ne doit peut-être pas être vu comme entièrement négatif, car cela m’aura permis de connaître le commissariat du quatorzième, et d’autres coïncidences autour de ce commissariat auront lieu par la suite (voir « 22 … C’est l’quatorzième »
Jour férié, bureau de passage
Départ
Au travail, ce n’est pas « terrible » : j’ai demandé à travailler dans l’équipe s’occupant du « Quittancement Elaboré », appelé « Q.E. » dans le jargon du système d’information de l’EDF. Cela concerne de très vieilles applications, écrites en Cobol principalement, un langage informatique de gestion pratiqué dans les années soixante dix. Lassé des nouvelles équipes où le rôle n’est plus la création mais la gestion et le suivi des contrats passés avec des prestataires chargés de concevoir et réaliser les nouvelles applications, j’ai demandé à revenir en terrain connu, c’est à dire à m’occuper d’applications écrites en Cobol. Vieux langage, certes, mais toujours opérationnel. J’ai débuté en soixante seize à l’EDF, où notre équipe concevait et réalisait des outils à la demande d’autres équipes internes. En particulier pour l’équipe « Q.E ». Je n’ai rien oublié de ce qui a été réalisé à l’époque et est toujours en fonction.
… Mais le travail demandé ne correspond pas du tout à mon niveau de connaissance, et arrivé dans ma nouvelle équipe, je pose trop de questions ! Des questions pour faire avancer l’application, mais ce n’est pas ce que l’on me demande : uniquement un travail de suivi, où une règle fixe et définitive doit être suivie, même si celle-ci est aberrante et susceptible d’être améliorée à peu de frais. Je finis par « compter des lignes » de sorties de fichier, afin d’établir des statistiques. Rien à voir avec ce que j’ai appris. Un travail « bête » que la responsable m’a donné pour me « punir », mais dont je m’acquitte sans rien dire. Pour la défense de cette responsable, il est vrai que je l’ai un peu trop « ramené ».
… Après six mois passés, il m’est demandé de retourné dans mon ancienne équipe. J’apprends cette décision par le nouveau « chef » du QE un Jeudi. Le « hic » est que je n’ai aucune information sur le bureau, le projet et mon futur responsable pour mon retour. La secrétaire que je vais voir me conseille d’envoyer un mail pour soulever le problème de retour. Je n’en ferai rien, je n’estime pas que ce soit à moi de le faire.
Le retour
… Le Vendredi, puis le week-end passent. Comme la situation ne peut changer avant le début de semaine, j’ai décidé de ne pas m’en faire. Arrive le Lundi, jour férié mais travaillé … Le Dimanche soir, j’ai réfléchi à ma situation qui m’angoisse. J’ai trouvé trois solutions, je ne retiens que la plus simple : arrivé à mon travail, je passe au bureau de mon chef. Bien sûr, il est absent et très difficilement joignable car souvent en déplacement ou en réunion. Je me contente de son adjoint qui est à son poste.
« - Vous m’avez prévu un bureau ?
- Ah oui … Euh, je vais me renseigner … »
En fait, rien n’a été préparé pour mon retour. C’est à ce moment que la porte du bureau s’ouvre et qu’entre mon « chef ». Coïncidence ? Il est en réunion et passe voir son adjoint pour cinq minutes ! Je lui expose mon problème : « - Voilà, je dois réintégrer « SICFI » [ nom de l’équipe dont je dépends ], mais je ne sais où je dois aller …
- Ah bon. ( il réfléchit un court instant ) Suis moi. »
Nous entrons au secrétariat, où il décroche une clef : « - Tiens, tu prends ces clés. C’est un bureau de passage. Tu peux installer tes affaires.
- C’est le bureau d’un chef ! J’ai aussi sa paye ?
- Il ne faut pas exagérer, tout de même … »
Pour la première fois depuis mon entrée à l’EDF, j’ai un bureau seul et qui ferme à clé. Avec deux imprimantes, utilisées (rarement) pour des essais par d’autres équipes ... Une mise au placard doré, en somme.
Histoires … d’autorité
Un merveilleux Noël
Les histoires qui suivent sont un mélange de mon « imperfection » (liée à mon rapport défaillant avec l’autorité mal assimilée) et de « coïncidences ». Celles-ci sont toujours apparues au moment de passage à vide, pour me sortir de mes problèmes. Un mot n’existe pas dans la langue française qui serait le contraire de « signes » ou « coïncidences », mot qui signifierait une inadéquation de notre comportement, non pas par rapport aux valeurs de la société mais fonction de notre évolution.
Un merveilleux Noël
25 Décembre 2004
Je dois voir M. Bé en Normandie. Bien sûr, je pars au dernier moment, je ne suis efficace qu’en état d’urgence … Cela me pèse, mais je n’arrive toujours pas à fonctionner différemment. Je ne sais pas si c’est une bonne ou une mauvaise chose, je ne peux pour l’instant faire autrement. Un manque de motivation, sans doute …
Vers 8h30, autoroute de Normandie, sortie à Evreux … Je suis en « Picasso », codes allumés (mesure lancée provisoirement par notre ministre de l’intérieur) je ralentis en prenant la bretelle de sortie. Je me fais même la réflexion que ma vitesse est trop élevée, je lève le pied !
Mais cela ne suffira pas : au bas coté de la route, des gendarmes me font signe de m’arrêter … Dépassement de vitesse autorisée ! Pas de beaucoup, mais c’est suffisant. Je monte dans leur fourgonnette, amende et sans doute des points de permis en moins. Pour une fois, mon état d’esprit n’est pas à la colère. Je pends cela normalement, je plaisante même :
« - Vous devez avoir verbalisé pas mal de rennes …
- ???
- Bien oui : nous sommes le lendemain de Noël, il a du circuler beaucoup de traîneaux cette nuit. Et les retours de fête … »
Les gendarmes doivent me prendre pour un fou. Je poursuis ainsi, en racontant quelques histoires drôles, je suis trop heureux de retrouver M. Bé.
« - Allez, au revoir … Enfin, dans d’autres conditions, j’espère. Et si vous m’arrêtez à nouveau, j’espère avoir de nouvelles histoires à raconter … »
Reprenant mon véhicule, je réfléchis à mon dépassement de vitesse. Pour m’apercevoir qu’il était inévitable !
… J’étais en « Picasso », voiture très silencieuse – à part le ronronnement du diesel – et pour se rendre compte de la vitesse, il faut toujours avoir l’œil sur le compteur. D’autre part, j’appliquais la mesure préconisée qui était de rouler en code même la journée. Or, le tableau de bord diminue de luminosité quand on allume les phares, que ce soit le jour ou la nuit. Et en pleine journée, le contraste lumineux n’est plus assez prononcé, ce qui fait qu’il est très difficile de lire les indications du tableau. En particulier de voir sa vitesse ! Conclusion, j’aurais eu tous les arguments logiques pour contester la contravention.
Pas de coïncidences dans cette histoire, simplement la constatation qu’en privilégiant le confort de conduite, est automatiquement induit un « risque » par rapport à la législation …
22 … C’est l’quatorzième
Un contrôle, un procès verbal
Mai 2005
Je circule à Paris et passe devant la faculté de Jussieu. Mon portable sonne, j’ai le malheur de répondre. Cela ne manque pas : des motards me font signe de m’arrêter.
S’ensuit tout un enchaînement d’évènements où mon problème avec l’autorité va se révéler : je n’y peux rien, mais dès qu’un policier commence à vouloir faire la leçon, quelque chose d’irrépressible monte en moi que je contrôle mal.
Un des deux motards se penche à la fenêtre : « - Bonjour Monsieur. Veuillez arrêter votre moteur et nous fournir les papiers du véhicule … Vous savez qu’il est interdit de téléphoner au volant ? » Pour la première fois, je la joue « fausse excuse » : « - Je sais bien, mais mon amie m’appelle de l’hôpital, c’est très urgent … »
… Ils ne veulent rien savoir, je sors du véhicule. C’est à partir de ce moment que je n’apprécie pas leur attitude. Si ils appliquent la loi réellement pour notre sécurité, ils se doivent de vérifier mes dires. En me demandant le numéro de l’hôpital et en téléphonant à partir du portable, il leur était facile de vérifier si je mentais ou non. … Non. Ne compte pour eux que la « verbalisation » !
… Les motards vérifient mes papiers « - Vous n’avez pas effectué votre contrôle technique. » Et de commencer à dresser le procès-verbal pour les deux infractions.
… Le contrôle technique ! J’ai laissé passé la date de quelques jours. C’est trop. Froidement je m’adresse à eux : « - Vous savez, vous ne m’êtes pas sympathiques … » Qu’est-ce que je n’ai pas dit ! Ils prennent la mouche : « - Monsieur, si vous le prenez ainsi, cela peut aller encore plus loin … » Mais je poursuis : « Eh bien, allez y. Mais vous ne savez pas à qui vous avez affaire … » Ce qui est la stricte vérité ! « Monsieur, nous pouvons vous emmener au poste pour un contrôle d’identité … » Je risque : « - Si c’est ce que vous pensez, emmenez moi donc. » Ils ne répondent pas. Je continue, montant le ton : « - Eh bien ? Qu’est-ce que vous attendez ? Faîtes votre travail … » Ils ne répondront toujours pas. … Finalement, ils me retiennent ma carte grise, jusqu’à ce que j’ai effectué mon contrôle technique.
Mon attitude a été ridicule, mais je n’y peux rien.
Un contrôle technique presque parfait
Contrôle technique. Je pose la voiture dans le garage du treizième dont j’ai l’habitude, Porte Gentilly. A l’accueil, je commence à discuter avec les employés, en leur racontant des histoires drôles, dont mon excès de vitesse, à Evreux. Un seul ne rit pas. Je m’adresse à lui : « - Avec vous, je pense que je vais avoir du mal … » Un des deux autres ouvriers est hilare : « - C’est normal !
- Ah bon ? Et pourquoi ?
- Son père est commissaire divisionnaire dans le quatorzième !
- Ah, je comprends mieux ! Excusez moi, je n’ai pas voulu vous vexer… » Le « fils du commissaire » se déride un peu …
Deux heures plus tard, ma voiture est prête, je retourne au garage la récupérer. Tout est ok, à l’exception d’une ampoule à changer. Il est bien indiqué que cela ne m’empêche pas de rouler, j’ai trois mois pour la changer. Le lendemain, je téléphone à la « compagnie motocycliste de Paris » rue @@@, voulant m’assurer que je peux reprendre ma carte grise : « - Votre contrôle technique est bon ?
- Oui. Simplement, j’ai une ampoule à changer.
- Vous devez faire une contre visite ?
- Oui, mais c’est indiqué que j’ai trois mois pour la changer.
- Pas de problème, vous pouvez venir reprendre votre carte grise. Amenez le compte rendu du contrôle technique. »
… Rue @@@. Ce quartier semble être un point stratégique pour tout un ensemble de faits qui me sont arrivés :
- audience pour le divorce au Palais de Justice de Paris, à une centaine de mètres. @@@
- Délivrance d’un nouveau permis de conduire suite à la perte de mes papiers : Préfecture de police, île de la Cité.
- Lieu de naissance de M. Bé : sur le parvis de Notre Dame, puis Hôtel Dieu.
- Et aujourd’hui, la compagnie motocycliste, juste derrière Notre Dame !
… Deux motards, « plantons », devant l’entrée. Je me présente, leur montre mes papiers, dont le compte rendu du contrôle : « - Vous ne pouvez reprendre votre véhicule.
- Quoi ?
- Vous avez une ampoule à changer.
- Mais j’ai trois mois pour le faire !
- Désolé, ce n’est pas possible.
- J’ai téléphoné avant de venir, en signalant le problème d’ampoule, on m’a assuré que je pouvais reprendre ma carte grise.
- On ne peut vous la rendre.
- Eh bien, je veux voir votre responsable !
- Vous ne pouvez entrer.
- Alors, allez tout de même vérifier : je me déplace après qu’on m’ait dit que tout était bon, je veux que vous vérifiez auprès d’un de vos responsables … »
J’insiste tellement que l’un des deux plantons finit par accéder à ma demande. Il disparaît dans le bâtiment. J’attends encore une dizaine de minutes avant qu’il ne revienne.
« - On ne peut vous la rendre … »
Rien n’y fait et je repars, furieux : « - Je me souviendrai de vous ! »
Un commissaire qui peut servir
… Je change mon ampoule et je retourne au garage du treizième pour avoir le tampon définitif sur mon contrôle … Le fils du commissaire m’accueille : « - Bonjour. Que se passe t-il ? »
Je lui explique.
« - Quand même ! Ils sont gonflés : tout ça pour une ampoule, qui n’est même pas vitale pour l’éclairage du véhicule ! Quand on voit passer les voitures qui sont déclarées aptes à rouler ! » Il réfléchit quelques secondes avant d’ajouter :
« - Vous avez noté son matricule ?
- A qui ?
- Au motard qui vous a refusé votre carte grise.
- Non. Pourquoi ?
- Quand vous y retournerez, notez le. C’est de l’abus de pouvoir. Je peux en parler à mon père … »
Après le « coup de tampon », je retourne un midi rue @@@. Les cloches de Notre Dame sonnent au moment où j’arrive. Je note le fait sans y attacher une grande importance, simplement, je me dis que tout un monde hautement symbolique existe à cette endroit : la police, la justice, la religion … Je ne compte pas prendre le matricule du motard, à quoi bon, sinon me faire plaisir : cela ne renforcerait que le coté répressif de la police. Je récupère finalement ma carte grise sans autre problème.
Fourrière
La ballade de la 205
L’histoire suivante illustre les coïncidences, tant positives que négatives … Car, objectivement si on parle souvent de synchronicités « merveilleuses », pourquoi n’en existerait il pas des négatives ? Mon idée aujourd’hui est que les positives se produisent lorsque nous sommes « accordés » sur l’univers délocalisé (à prendre le sens du mot « accord », comme l’ « accord » en musique). Une coïncidence négative est la preuve de notre « désaccord » avec l’univers délocalisé.
… L’autre réflexion que cela amène au niveau de notre comportement est celle-ci : si nous nous connectons (en esprit) à l’Univers délocalisé, la réalité va se comporter de façon « métalogique (voir La « métalogique »).
Si nous ne nous connectons pas, nous restons au niveau localisé, les probabilités scientifiques sont respectées, les coïncidences restent des hasards qui entrent dans un cartésianisme respectueux. Des coïncidences le plus souvent positives, mais aussi négatives vont se produire selon notre état intérieur en harmonie ou non. On peut comparer cela à la conduite d’une voiture. Dès que l’on met le moteur en marche, nous devons adapter nos gestes à la conduite automobile. Le monde qui se présente à nous est différent du monde en tant que piéton. Tout est harmonieux si nous restons en « état de conduite ». Mais une distraction peut provoquer un accident « la désharmonie » en quelque sorte …
Pour cela, la lecture de Chopra m’a bien aidé à comprendre cet aspect des choses et si cela vous semble « abscons », soit vous ignorez ce que je viens de dire, soit vous vous plongez dans la lecture de Chopra, ou tout autre auteur développant le mécanisme à l’œuvre dans les coïncidences.
Dysharmonie
Septembre 2005
Un matin, vers huit heures. M. Bé doit arriver vers midi. J’ai des papiers à montrer à ma femme. Le matin, je lui téléphone laissant sonner assez longuement, pas de réponse. Je décide donc de passer, je prends ma 205 que je gare en face de l’immeuble. Une explication importante pour comprendre la suite : nous avons deux voitures. La vieille (la 205) et une Picasso. Je laisse souvent la disponibilité de la Picasso à ma femme, me contentant de la 205. La Picasso est garée dans le parking associé à l’appartement.
J’arrive au palier et je sonne : rien. J’insiste, on ne répond pas. Comme j’ai la clef de l’appartement j’essaie d’ouvrir. Impossible. ( je suis en colère, en dysharmonie ). Mon esprit embraye sur des idées négatives : « Ma femme a changé la serrure. Elle n’a pas le droit, c’est encore mon appartement, je vais faire venir un serrurier, faire constater le changement de serrure, etc, etc … ») Pour prendre conseil, j’appelle M. Bé … Arrive alors la première coïncidence : une amie proche de ma femme débouche de l’escalier. Elle sonne à la porte, ma femme ouvre ! … Bonne ou mauvaise coïncidence ? C’est ainsi que je peux entrer. Mais ma colère est réactivée : « - C’est encore mon appartement, tu pourrais ouvrir quand on doit se voir. Surtout que j’ai des papiers à te montrer …
- J’étais dans la salle de bains … » Bonne ou mauvaise excuse, je n’en sais toujours rien. Toujours est-il qu’elle a sûrement entendu ma conversation avec M. Bé, ce qui a du augmenter sa jalousie. Elle m’ignore complètement et sort avec son amie …
A la recherche de la 205 perdue
… Une fois seul, je me détends et me prépare un café. Mon portable sonne. C’est ma femme : « - Comme on doit tout partager apparemment, j’ai pris la 205 … ». Je suis estomaqué. Dans la 205, j’ai mes affaires personnelles ! J’aurais pu laisser ma sacoche et autres objets dont j’ai besoin. Ma femme est vraiment dans la vengeance … La seconde coïncidence, à priori négative, arrive cinq minutes plus tard avec un second coup de fil. Toujours ma femme : « - La pédale d’accélérateur a lâché. J’ai laissé la voiture Boulevard Masséna. Tu peux la récupérer là bas. Moi, je vais travailler … ». Deuxième coup … Cette fois, c’est grave. Je téléphone à mon avocat qui me conseille de déclarer ma voiture volée. Bien sûr, pas par ma femme, il n’existe pas de vol entre époux et nous ne sommes pas encore divorcés ...
Je réfléchis au problème qui se pose : ma voiture est garée quelque part dans le treizième et peut être ramassé par la fourrière. Si je déclare un vol, je ne peux essayer de la récupérer. Et pour la récupérer, je dois trouver un dépanneur … sans savoir exactement où elle est garée. Et ce n’est pas la peine de téléphoner à ma femme, elle me répondra qu’elle m’a déjà dit où elle se trouvait ! Ce qui est exact, mais sur le coup de la surprise, je n’ai pas retenu l’endroit exact si ce n’est que qu’elle est garé sur le boulevard Masséna, à proximité des berges de la Seine … De plus, M. Bé arrive à midi. Je lui téléphone pour lui expliquer tout en détail.
Bonjour, madame la policière !
… Heureusement, j’ai les clés de la Picasso sur moi. Sans les papiers. Peu importe. Dans l’urgence, je prends la Picasso et me rends Boulevard Masséna essayer de retrouver la 205. Echec. Je ne vois pas où ma femme a pu la garer … Je suis obligé de passer au commissariat de police du quatorzième, que je commence à connaître (voir @@@vols-de-papier@@@). Pour faire une main courante et éventuellement une déclaration de vol …
… Tout au long du parcours, je réfléchis car cette solution ne me paraît pas la plus efficace. Et si je disais tout simplement la vérité ? Arrivé au commissariat vers 11h, je discute avec l’hôtesse d’accueil à qui j’expose toute l’histoire. « - … et si je téléphone à ma femme, elle ne me répondra pas, je ne saurai toujours pas où se trouve la voiture … ». Elle comprend : « - Et si nous lui téléphonions nous-même ?
- Comment cela ?
- Vous posez une main courante et nous téléphonons. Elle sera bien obligée de nous répondre ! ». La voilà la solution ! Une main courante n’est pas une preuve flagrante. Mais dans le cas présent, il s’agit de la parole d’un policier ! Et cela a autrement plus de poids !
… Je suis reçu par « Madame Sanguinette ». Je lui explique toute l’histoire. « - Votre voiture va partir en fourrière, si ce n’est déjà fait !
- Je sais. Mais je n’ai pas encore eu le temps d’appeler.
- Nous allons le faire … Mais avant cela, nous allons joindre votre femme … »
Coup de fil. Elle répond. Elle doit être surprise ! Après avoir donné l’adresse où se trouve la voiture, elle reçoit une leçon de la part de la commissaire.
Second coup de fil : au commissariat responsable des enlèvements dans le secteur Masséna, on a bien remarqué une voiture à l’adresse indiquée. Il est temps : « - La voiture est sur un arrêt de bus. Elle gêne.
- Donnez moi une heure ! ».
Epilogue heureux
Je sors du commissariat, coup de fil de M. Bé qui arrive sur Paris. J’ai juste le temps d’aller au devant d’elle. En même temps, je réfléchis au moyen d’aller dépanner la voiture, car je n’ai qu’une heure. Je ne sais ce qui me fait penser à @@@Willy@@@. Pourquoi pas ? Je téléphone au garage … Et encore de « bonnes » coïncidences : Willy est là, ce qui n’est pas toujours le cas.
« - Bonjour Willy. J’ai un problème avec ma voiture … » Je lui explique rapidement ce qui m’est arrivé.
« - A tout hasard, je te demande si la dépanneuse est là.
- Oui. Il est rentré il n’y a pas longtemps. Il peut repartir d’ici dix minutes pour ramener ta 205. Amène moi la carte grise … » Nouvelle coïncidence heureuse : Régine qui a du utiliser le service de remorquage a du attendre plus d’une semaine ! Et pour terminer, la dernière bonne nouvelle : « - Et combien cela va me coûter ?
- Pour le remorquage ?
- Oui.
- Tu es à quelle assurance ?
- Axa.
- Nous aussi. Pas de problème, tu n’auras que le remplacement du cable. De l’ordre de la soixantaine d’euros … »
Tout s’est donc arrangé, cela me reviendra en tout et pour tout pour soixante cinq euros …
Ainsi, une situation qui paraissait inextricable une heure auparavant s’était miraculeusement arrangée. Protégé ?
A Saint Cloud
… d’imperfection vers les coïncidences
(@@@parler des « erreurs qui masquent une autre réalité nous guidant vers la perfection@@@ )
Du couvent et de la retraite …
Fin 2005
… Pendant longtemps, j’avais laissé ce numéro sur la mémoire de mon répondeur : il s’agissait manifestement d’une erreur. Mais comme mon état d’esprit a fortement changé concernant les « imperfections » qui peuvent arriver au cours du quotidien, je décide ce soir là de voir à qui peut bien appartenir ce numéro.
(Je précise que mon état d’esprit à ce moment est de me demander si je ne dois pas faire une retraite de solitude. J’en ai discuté avec M. Bé qui va dans mon sens.)
… Donc, je compose le numéro, et je tombe sur … un couvent de sœurs, en Bretagne !
Petite bibliothèque égotiste
Liste chronologique
Les livres guides
Deepak Chopra : Métaphysique, donc Métacoïncidence !
Le livre des coïncidences
Fin 2004
Les coïncidences me pleuvent dessus, provenant de toutes origines. Comme un feu d'artifice. Celles-ci me menèrent en particulier au livre de "Deepak Chopra", justement nommé "Le livre des coïncidences" ! Où j'y retrouve entre autre, tout – ou peu s’en faut - ce que je pense, en terme d'explications ! J'aurais pu écrire une grande partie de ce livre (livre potentiel, bien sûr, n’ayant pas le talent de Chopra, ni toute son expérience), il me va comme un gant ! (un gant pour toucher le spirituel !).
Et ce que je lis, correspond aux "élucubrations" de mon esprit ...
Qu'un autre pense, écrit et surtout en fait une raison de vie m’émerveille et m’incite à poursuivre Car jusque là, tout ce qui est spirituel ne n'a jamais réellement effleuré l'esprit, cartésien pur et dur de formation que je suis (étais ?). Ce qui est d'ailleurs ma chance, aujourd’hui : je veux comprendre le mécanisme sous-jacent à ces coïncidences, ne plus me faire trimballer par elles comme un fétu de paille sur l'océan et ne pas tomber dans des imageries de grigris ou autres bondieuseries.
Pour finir, je reproduis ci-dessous un texte que j’ai écrit il y a plusieurs mois sur ce livre.
« Il avait décidé de lui déclarer sa flamme. Mu par ce désir irrépressible, il s’adressa à elle et prenant le firmament à témoin, il déclama solennellement : « Johanna, je t’aime, veux-tu m’épouser ?». Levant les yeux au ciel, elle vit alors avec surprise une banderole entraînée par un avion qui portait comme message « Je t’aime, Johanna ! ». Coïncidence ! Il se trouvait qu’une personne richissime s’était justement offert, ce jour même, une publicité aérienne pour se déclarer à sa fiancée ! Fiancée qui portait aussi ce prénom de Johanna.
… C’est une des anecdotes du livre de Chopra. Raconter cette histoire à la plupart des gens ne vous attirera qu’un sourire indulgent tout au plus, si ce n’est un haussement hautain des épaules. « Ce n’est qu’un coup de chance » diront les gens bien attentionnés, vous prenant pour un doux rêveur si vous affirmez que le hasard n’a rien à voir à l’affaire. L’auteur du livre développe la même idée, en la complétant par sa réflexion. Selon lui, les évènements sont connectés entre eux et ces coïncidences ne sont donc pas le fait du hasard mathématique, logique, cartésien, mais bien l’irruption – ou la manifestation pour être plus juste - du « spirituel » dans le quotidien.
Le titre est donc évocateur et clair : il s’agit bien de parler de ces évènements bizarres pour que nous y prêtions une attention plus grande.
L’ouvrage est découpé en deux parties volontairement distinctes : une première moitié explicative, la seconde expérimentale, des exercices étant proposés au lecteur.
Sur ces phénomènes de coïncidences ou synchronicités qui se passent dans notre quotidien, l’auteur nous donne des explications logiques, en utilisant tout un ensemble de comparaison avec les phénomènes naturels. Il fait ainsi référence aux dernières avancées scientifiques, qu’il s’agisse de la nature, de la physique, de la médecine ou de la biologie, pour nous faire comprendre le sens de ces manifestations paradoxales. Puis, la seconde moitié il nous livre des « clés » pour entrer dans cet univers merveilleux, aux couleurs fantastiques, afin que nous puissions nous-même attirer ces coïncidences et vivre en synchronicité.
Le grand mérite du livre réside bien sur cette double approche : scientifique - l'auteur est médecin endocrinologue – mais surtout spirituelle - par les origines indiennes de Deepak Chopra.
S’il aborde des questions de mécanique quantique, cela ne doit pas rebuter le lecteur, car tout reste d'un niveau élémentaire et il n’est bien sûr pas question d’entrer dans le champ des équations qui régissent cette physique. Il s’agit d’en saisir le sens général et profond, montrant que même la science officielle doit abandonner une partie de sa logique cartésienne pour expliquer une partie de la réalité.
Plus important, cet ouvrage s'inscrit dans le renouveau actuel de la spiritualité, l’auteur ayant publié de nombreux autres ouvrages sur ce thème. Il dirige d’ailleurs un grand centre aux Etats-Unis autour de la spiritualité »
Ultimes paroles
La Prophétie des Andes
La lecture
Mai 2005
Venons en à la PDA (Prophétie Des Andes) : je l’ai lu courant Mai 2005. Et tout concordait avec mon expérience récente. Ce livre me « validait » en quelque sorte. J’ai lu d’autres ouvrages, aussi importants à mes yeux, mais le grand intérêt de la PDA est le coté partage, « opérationnel ». Ce sont des grands mots, mais le monde va mal, le « vingt-et-unième sera spirituel ou ne sera pas … » Phrase prémonitoire de Malraux, qui peut d’ailleurs faire réellement froid dans le dos quand on prend au vrai sens du mot la partie : « ne sera pas » !
Histoires péruviennes
Mai-Juin 2005
… Les évènements décrits ci-dessous se rapportent aux Andes. Ils se situent tous sur une période de quelques mois, où mon attention a été attirée par le Pérou. Au départ, il s’agit d’une lecture d’un auteur que M. Bé m’a proposée : « La Vie des maîtres » et « Ultimes paroles » de Spalding. Je lirai essentiellement le deuxième. Spalding, scientifique au début du vingtième siècle, a participé avec d’autres scientifiques, à une expédition au cœur de l’Himalaya. Celle-ci l’a complètement transformé, son chemin a alors versé dans le spirituel et il a découvert par lui-même des expériences extraordinaires, en particulier avec les moines tibétains.
Un manuscrit en double ?
Mai 2005
Comment j’en suis arrivé à lire le livre de la Prophétie des Andes ? Cela advint à la suite de discussions M. Bé. Elle m’a d’abord prêté un livre de Baird Thomas Spalding (Ultimes paroles). Puis, elle m’a parléParallèlement au le livre de Spalding, M. Bé me parle d’un manuscrit secret dans les Andes et l’histoire d’une expédition dans ce pays par des scientifiques. Trois jeunes femmes … Titre du livre : « La Prophétie des Andes ».
D’où mon achat quand je découvre « La Prophétie des Andes » à la FNAC Place d’Italie. Je lis ce livre en y retrouvant avec stupéfaction tout ce que vit M. Bé avec l’énergie, bien sûr sous une forme un peu différente. Car il s’agit bien d’un roman « initiatique ». Mais en en reparlant avec M. Bé, quelque chose cloche dans tout cela : elle me dit avoir lu ce bouquin, plus de dix ans en arrière alors que la PDA date de 2001. Sur le moment, je n’y prête que peu d’attention, M. Bé étant quelque peu fâchée avec les dates, mais en discutant avec elle un peu plus tard de ma lecture, je m’apercevrai qu’il ne s’agit pas du même livre !
Aujourd’hui, me reste à éclaircir ce mystère : comment deux livres différents peuvent porter le même titre ?
Grève de transport
(Philippe Marol)
Début Juin 2005
Je viens d’emménager Rue Friant. Un matin très froid, ce qui est assez exceptionnel pour un mois de Juin. Sortant de l’immeuble, je vois un homme, plutôt petit dans le hall qui s’enfuit quand il m’aperçoit. Je le rattrape. Il a pris peur, car il me prend pour le gardien. Je lui explique qu’il n’en est rien. A son aspect, je le prends pour un SDF. Il tremble de froid. J’apprends qu’il a passé la nuit dans le hall. Comme il fait vraiment froid, je lui propose de prendre un petit déjeuner. Nous nous rendons à un café vers l’église d’Alésia.
Il m’explique alors son histoire : passionné de graphisme et de poésie, il a passé beaucoup de son temps récent à dessiner à la craie de couleurs sur les trottoirs. J’apprendrai plus tard que Lidia l’a déjà vu à la sortie de son collège et qu’elle a été impressionnée par le talent de ses dessins. Je ne mets aucunement en doute ce qu’il me raconte, et ne cherche aucune interprétation à ce qu’il me raconte. Dans le cours de sa conversation, je m’aperçois de beaucoup d’intérêts communs : il a lui aussi des dons « paranormaux », en particulier il a guéri une amie de son mal de dos, uniquement par la force de sa pensée. Mais son vécu n’est pas facile. Un lourd passé d’enfance malheureuse, surdoué, très sportif à une époque, étant même sélectionné dans l’équipe de France de ski en tant qu’espoir. Sa famille, si je me souviens bien est de Chamonix. Ensuite, un travail de serveur, la « grande vie », puis son mariage. Là, cela a commencé à mal aller …
La drogue ! Actuellement, il est sous méthadone et sa femme, impitoyable, lui mène la vie dure, allant jusqu’à le molester. Il est la gentillesse même, incapable de se défendre. La situation est devenue si intenable qu’il vient de quitter son domicile et loge quand il le peut chez un ami, écrivain … et sa femme lui interdit de revenir quand elle n’est pas là. J’aurai un peu plus tard l’occasion de constater la véracité de ses dires en rencontrant sa femme (voir @@@Ph Marl@@@).
Mais le rapport avec le Pérou ? Il se trouve que la femme de Philippe est péruvienne et qu’elle a décidé de retourner – momentanément – au Pérou. Elle a acheté des billets, en en prenant un pour Philippe sans l’avoir averti. « - le mari doit suivre sa femme … » : tel est sa philosophie. Philippe est déchiré. Il y va de sa vie : « - Je suis sous méthadone. Je dois en prendre régulièrement. Là bas, ce n’est pas connu. Je risque gros si je dois en trouver. Et je peux replonger dans la drogue … » Il est psychologiquement prisonnier, n’osant rien refuser à sa femme, mais sentant que sa survie est en jeu. Ce doit être la principale raison qui l’a décidé à quitter le domicile conjugal …
Heureusement, il aura le courage de ne pas partir au Pérou …
Créperie M. Bé
Mi-Juin 2005
Cet épisode se situe à peu près à l’époque de la vision de M. Bé sur Laroche Foucauld Ce soir là, nous avons décidé avec M. Bé de nous trouver un petit restaurant sympathique. Nous nous promenons du coté de Denfert et redescendant la rue qui longe l’arrière de l’hôpital Laroche Foucauld, nous avisons cette crêperie au nom prédestiné : « Crêperie Bé ». Nous ne pouvions l’ignorer !
Le patron est un homme approchant la quarantaine et d’origine américaine. Il a ouvert ce restaurant avec sa femme et ils se partagent entre cet établissement et une petite sandwicherie du coté de Saint Michel. Comme il n’y a pas beaucoup de clients, nous pouvons discuter avec lui. Le sujet de la discussion porte vite sur la recherche spirituelle. Lui est très axé sur le bouddhisme, le zen et toutes les techniques orientales. M. Bé essaie de lui exposer son point de vue, expliquant que le bouddhisme n’apporte pas toutes les réponses à la problématique existentielle, que toute recherche est personnelle.
Encore une fois, où est le rapport avec les Andes : Eh bien, sa femme est péruvienne ! J’aurai l’occasion de la rencontrer beaucoup plus tard …
La Table du Monde
Mi Juin 2005
Un café-restaurant au bout de l’avenue Jean-Moulin, rue parallèle à la rue Friant. Le graphisme de l’enseigne reprend celui du journal « Le Monde » à s’y méprendre. J’apprendrai plus tard que la « police » de caractère employée n’est pas exactement celle du quotidien, qui est un modèle déposé. Autre fait curieux, ce restaurant s’est ouvert deux ans auparavant dans le quatorzième, alors que le journal « Le Monde » s’installait Boulevard Blanqui, dans le treizième ! Et ce, sans aucune intention pour ce restaurant de profiter de la notoriété du journal. Encore une coïncidence, donc.
A la mi Juin, M. Bé et moi-même, nous allons déjeuner à « La Table du Monde ». Repas très correct, mais assez « simple » au goût de M. Bé, décoration soignée, le patron utilisant ses murs pour promouvoir les œuvres picturales de ses connaissances. De plus, le café proposé est à un euro, ce qui est vraiment exceptionnel pour Paris. Trouvant le repas excellent, nous demandons à la serveuse de voir le patron pour le féliciter car nous pensons que son établissement est vraiment d’un bon niveau. Nous apprenons alors qu’il est d’origine mexicaine.
Encore une fois quel est le rapport avec le Pérou ? … Le voilà : retournant prendre un café à ce restaurant, je m’adresse à une « serveuse », très typée, dont j’apprendrai par la suite qu’il s’agit de la femme du patron. Sachant que lui est mexicain, je demande à la femme : « - Vous êtes mexicaine ?
- Non : péruvienne … »
Tous ces signes me feront choisir ce lieu comme point de rendez-vous quand je rencontrerai d’autres personnes intéressées par le livre « La Prophétie des Andes ».
Ma locataire en voyage
Fin Juin 2005
« C’est cool ! J’ai trouvé du boulot : je pars au Pérou en Juillet … » C’est « Baby » qui m’annonce avoir trouvé un petit job : elle part effectivement au Pérou, avec une équipe de « Géo » qui va faire un reportage sur les aztèques et leurs temples sacrés. Avec de nouveaux développements sur la théorie de l’origine extraterrestre de ces monuments. En parallèle au voyage de Baby, des coïncidences se produiront la concernant. Voir @@@coup de fil@@@.
Réunion autour de la « Table du Monde »
Février 2006
… Le soir du 13, à 19h30, réunion prévue à la "Table du Monde".
Présents "pressentis" : Josette, Daniel et peut-être Allan et Damien. Mais à 19h nous ne sommes que deux, des "empêchements" retiennent Alan et Damien ... Nous sommes réunis pour parler de la « Prophétie des Andes », roman « initiatique » qui tourne autour des coïncidences et de l’énergie (métaphysique). Trois coïncidences vont s’enchaîner en très peu de temps
Le premier fait : après m’être garé à coté du restaurant, vers 19h, je croise … Christian. Un « ami » de plus de vingt ans. Avec qui je me suis fâché, il y a de cela plusieurs mois. Pour des broutilles, un mot mal placé. Depuis, il m’en veut terriblement et rien ne peut le faire changer d’avis. Donc je le reconnais :
" – Bonsoir Christian !
- Ah ! Le « Bernard » ! « Il » ne me laissera donc jamais tranquille …
- Tu vas où ? On peut discuter en faisant un bout de route …
- Je n’ai pas le temps. Je vais faire mes courses au Champion du coin …
- Que c’est drôle : c’est aussi mon magasin …
- … Je me disais bien que je suis maudit ! Le « Bernard » me poursuit jusque là … »
…Rien à faire. Rancune tenace, impossible de m’expliquer. J’analyse cette rencontre comme une chance de liquider un ancien problème. Réduire le « karma ». Mais Christian s’y refuse. Tant pis pour lui. De mon côté, je pense avoir été de bonne foi. Si je raconte cette rencontre, c’est qu’à aucun moment depuis que nous nous sommes fâchés, je n’ai rencontré Christian. Bien sûr, il ne travaille pas très loin, « Boulevard Brune ». Mais il habite dans le onzième, et s’il fait ses courses au Champion du coin, je ne l’ai effectivement jamais rencontré, bien qu’y faisant moi-même mes emplettes très souvent.
Second fait : je n’avais jamais vu Josette auparavant. Au téléphone, nous nous étions donné rendez-vous au café. Arrivé à 19h, j’en étais ressorti après avoir donné les consignes au patron au cas où les autres personnes seraient arrivées : je voulais retirer de l’argent à un distributeur. C’est donc dehors, parmi d’autres personnes, que Josette m’a reconnu.
Troisième fait : j'arrive au café et tombe ... sur Laurent, une rencontre que j'avais faite auparavant, au Service Informatique, petite boutique dans la même rue.
Rencontre précédente elle-même placé sous les coïncidences (voir @@@)
A noter : je ne l'ai pas rencontré - bien que passant assez souvent à ce café - depuis deux mois environ ...
Donc, je n'hésite pas, je lui parle de notre réunion.
Autour de la Prophétie des Andes ... qu'il connaît !
Cette réunion se continue donc à trois, me mettant en retrait, car Josette et Laurent ont beaucoup de choses à partager de leurs expériences, ce qui semble assez fou, surtout quand on aborde le sujet du spirituel qui n'est pas encore la chose la plus partagée ...
La soirée se termine où Laurent est intéressé pour commencer les exercices de la PDA ...
Cela se fera ou pas, mais il doit sûrement y avoir de quelque chose de fort à construire.
Mais pour dater celles-ci, si date besoin était, je prendrais le 11 Décembre 2004, date "synchronique", si je peux employer ce néologisme. Une présentation étant trop courte, j'expliquerai plus tard la raison de ce choix. Pour parler de la PDA, cette lecture est un des éléments de mes réflexions - important mais pas le seul.
Continuer autour de la Prophétie ?
Mai 2006
Près d’un an s’est écoulé depuis les premiers signes concernant le Pérou et la PDA. Le groupe que nous comptions former n’a pas continué, il est vrai que je ne ressentais pas une volonté forte de poursuivre des participants, mis à part Josette, très impliquée dans l’histoire et que je reverrai un peu plus tard.
En Mai, une projection a lieu au cinéma « La Clef » sur la privatisation de l’EDF. Tous les mois, des films suivis de débat sont proposés qui présentent des thèmes de société peu présentés dans les circuits officiels de la télévision, car souvent « provocateurs », mais très justes. Un circuit parallèle où des faits souvent inconnus du grand public( ! ) sont présentés. C’est Jean-Claude, un très vieil ami, travaillant à l’ancienne SFP (Société Française de Production) comme preneur de son pour les émissions télévisuelles et aujourd’hui en retraite, qui m’a parlé de cette manifestation. Connaissant l’organisateur des ces projections, un militant d’ATTAC, Jean-Claude m’a proposé d’assister à ces projections. J’y suis déjà allé plusieurs fois en 2005, aujourd’hui, je suis vraiment concerné puisqu’il s’agit de la privatisation de mon entreprise.
J’en apprends beaucoup et en, particulier ce qui s’est passé en Californie lors de la grande panne d’électricité. Au débat qui suit, je prends la parole pour dénoncer, exemples à l’appui (ce n’est pas de la théorie !) les dérives que je vois venir et qui me paraissent évidentes. Fin de la séance … Une jeune femme, qui se trouvait non loin de moi dans la salle, vient me voir au moment où nous quittons la salle : « - Votre intervention était très bien …
- Merci. Mais ce n’est qu’un point de vue …
- Vous connaissez les « alerteurs » ?
- Vous m’y faîtes penser : ce sont des gens qui alertent les gens sur les dérives du système. Il existe d’ailleurs un site internet prônant ce type d’actions …
- C’est bien, mais il se passe des choses très graves. Vous connaissez le groupe « Bilderberg » ?
- Bien sûr ! »
Première surprise : c’est la première personne à qui je parle de ce groupe et qui le connaît. Nous poursuivons la discussion sur ce thème et finalement décidons d’échanger nos adresses. La jeune femme sort de son sac une feuille de papier et un crayon. Puis un livre comme support pour écrire. A ma grande surprise, je reconnais le livre : il s’agit de la « Prophétie des Andes ».
Nous poursuivrons la discussion autour d’un verre, avec Jean-Claude, son ami d’Attac et d’autres amis que je ne connais pas. La jeune femme est sur une recherche spirituelle - son attitude et sa discussion l’attestent, mais je n’aurai pas de ses nouvelles bien qu’elle m’ai promis de me contacter dans la semaine.
Coïncidences en vrac
Hopitâl Tenon
… Dernier trimestre 2005 : je fais faire des travaux dans mon deux-pièces. Passage ce matin de l'organisateur de ces travaux. Discussion. Il s'avère qu'il doit subir une intervention chirurgicale dans peu de temps. Cette opération doit se passer à l'hôpital Tenon, dans le Douzième arrondissement de Paris. Alors m'est revenue une petite histoire ancienne. Il y a de cela deux ans, j'ai pris en stop un homme sur la route me ramenant de Sologne vers Paris, avant d'arriver sur Pithiviers. Cet homme, la quarantaine, d'origine arabe, ne payait pas de mine. Il s'est avéré que c'était un grand chirurgien, spécialisé en urologie, et travaillant à l'hôpital Tenon. J'avais à l'époque gardé son adresse, notée sur un bout de papier toujours en ma possession.
Le petit poète ...
Début Juin 2005.
Sortant de mon immeuble, j'aperçois un petit homme, mal rasé, se serrant dans sa veste et qui manifestement a passé une mauvaise nuit. Il a du essayer d'entrer dans l'immeuble qui est badgé et contrôlé plus que de raison.
M'apercevant, il veut s'enfuir, mais je le rattrape. Je commence à discuter, le rassurant, car il doit penser que je suis le gardien. Voyant qu'il tremble - de froid, de faim, de manque de sommeil, que sais-je ... - je l'invite au café de la Place d'Alésia, à une cinquantaine de mètres de l'immeuble. Nous prenons ainsi un petit-déjeuner et il me raconte son histoire ...
Le petit poète écrit sur des tas de petits bouts de papiers, des poèmes qui lui viennent à l'esprit, poèmes qu'il veut mettre en chanson. C'est aussi un graphiste - deuxième hasard : il dessine à la craie sur les trottoirs et Lydia, l’amie de Romain le connaît, l’ayant déjà vu à l’œuvre.
Troisième coïncidence : il est marié à une péruvienne ... Son histoire n’est pas simple : il se fait mener par le bout du nez par sa femme, qu’il n’arrive pas à quitter ! Il s’est fait interdire de rentrer chez lui quand sa femme est absente, et il se trouve avec un gros problème de drogue, il est d’ailleurs sous méthadone. Au moment où je le croise, il a pris la décision de ne pas partir au Pérou. C’est la raison pour laquelle il est venu s’abriter dans le hall de l’immeuble.
… La coïncidence sur le Pérou est porteuse de sens, car à cette époque, je me suis « branché » sur ce pays – via le livre « La Prophétie des Andes » et des faits vont s’ajouter sur mon intérêt pour le Pérou.
( @@@ à poursuivre)
Laroche Foucauld
Vision éveillée
Avril 2005
J’ai du modifier ma façon d’appréhender la réalité depuis que je connais M. Bé, en particulier lorsqu’elle m’a expliqué ses « @@@ lumières @@@ », qui ont orienté le cours de sa vie. L’histoire qui suit est issue de la réalité vécue par M. Bé. Des coïncidences vont suivre cette aventure, même si celle-ci n’en est pas une en soi. Ce n’est que le déclencheur d’évènements futurs, et aujourd’hui, 14 Août 2006, nous n’en détenons toujours pas les clés. Mais il semble que ce soit une piste sérieuse.
… Il fait chaud et lourd ce week-end. Avec M.Bé, nous remontons l’avenue du Général Leclerc, en direction de Denfert Rochereau, quand M.Bé s’arrête un court instant. « - J’ai eu une vision … ». Mais jusque là, elle ne m’a jamais parlé de rêve éveillé. Nous sommes arrêtés devant l’hôpital Laroche Foucauld. Un grand espace devant un bâtiment tout en longueur, un large perron de quelques marches menant à l’entrée. Epoque @@@19ème@@@.
Elle me raconte : « - Cela a été comme un flash. Mais très présent. J’ai vu un chevalier arriver, comme un fou, monter les marches et descendre de cheval. Il est entré en se précipitant pour prendre l’escalier à gauche pour ensuite entrer dans une chambre. Là, il y avait une femme en corset rose, assise et de dos. L’homme a déposé un baiser dans son cou. La femme devait le connaître, car elle a simplement sursauté, mais sans peur aucune. Voilà, c’est tout … »
Effectivement, « voilà, c’est tout ! ».
Un rêve
Avril 2005
L’histoire suivante se passe deux jours après la vision de M. Bé sur Laroche Foucauld. Se réveillant, elle me raconte un songe : « - Je ne fais pratiquement de rêve, mais cette nuit j’en ai fait un. Très clair. J’étais dans une petite chambre, il y avait une valise emplie de mes affaires et ma mère était là. Elle m’encourageait à partir. Pour aller Rue du Faubourg Saint Honoré. Ce n’est pas grand-chose, mais les images étaient très claires dans ma tête. Et comme je te le dis, je ne rêve que très rarement … »
Aucun rapport avec Laroche Foucauld jusque là … Le premier rapprochement que je fais, mais c’est une mauvaise piste, est une histoire liée à Régine. J’y pense presque automatiquement, me souvenant du conflit entre l’EDF et le cabinet Jourdan, à propos d’un studio rue du Faubourg Saint Honoré (voir @@@appartement EDF@@@). Mais je fais erreur, car en fait le studio est situé rue du Faubourg du Temple, je m’apercevrai de mon erreur quelques jours plus tard, en discutant avec Régine !
Reprenons l’histoire de ce rêve : je ne vois rien qui m’évoque un début de piste. M. Bé est dans une période où elle cherche à quitter l’Eure, mais rien ne fait penser au faubourg Saint Honoré. Simplement, je fais confiance à M. Bé et un rêve de sa part est sûrement significatif. Surtout que M. Bé est certaine de la présence des esprits parmi nous et que sa mère (disparue depuis plusieurs années) est apparue dans son rêve.
Bonne pioche ! …
Avril 2005
… Le lendemain, au travail, j’ai deux nouvelles données en tête : « Laroche Foucauld » et le « Faubourg Saint honoré ». Ayant Internet à disposition je commence à chercher des renseignements via le moteur de recherche « Google ». Mots clefs : Hôpital, Laroche Foucauld. Bien sûr, un millier de sites répondent à mon critère. Je regarde les premiers où je n’y trouve rien d’intéressant, en particulier aucune référence à un cavalier montant un perron à cheval. Poursuivant mes recherches, je passe au « Faubourg Saint Honoré ». Là encore, j’aboutis sur une multitude de sites qui ne me donnent aucun renseignement significatif.
… Sur une « intuition », je décide de grouper les deux mots-clés : « Laroche Foucauld » et « Faubourg Saint Honoré ». Plusieurs sites répondent au moteur de recherche. Je visualise le premier et à ma grande stupéfaction, je tombe sur … Le site de l’ambassade du Canada ! Cela ne signifie pas grand chose en soi, si ce n’est qu’avec M. Bé, nous évoquons souvent le Canada comme pays que nous aimerions bien connaître et peut-être même y vivre …
Cette « coïncidence » va m’amener à continuer à explorer cette voie.
Concernant Larochefoucauld, je pense bien sûr à l’auteur des Maximes. Je continue par moments à chercher des renseignements le concernant, et en particulier à élucider cette histoire de cavalier montant quatre à quatre le perron de l’hôpital à Denfert. Je ne trouverai rien. Mais la piste suivie n’est pas la bonne, je m’en apercevrai un peu plus tard ...
Signes de piste …
Un ancien prof d’histoire
Mai – Juillet 2005
A Régis, le patron de l’ « Insolite », je demande s’il connaît l’histoire de Laroche Foucauld. Cela ne lui dit rien, mais un habitué du café, ancien prof d’histoire, doit pouvoir me renseigner. Avec la description que me fait Régis, le patron du café, je me souviens effectivement de lui, nous avons même conversé ensemble peu de temps auparavant.
Quelques jours plus tard, alors que je suis à nouveau à l’ « Insolite », entre cet ancien prof : c’est un homme d’environ soixante dix ans, corpulent sans être énorme et doté d’un humour certain. Quand j’arrive, il téléphone sur son portable, je comprends qu’il a rendez-vous, donc peu de temps à passer au café. Je me permets néanmoins de lui demander : « - Vous semblez vous intéresser à l’Histoire, d’après ce que m’a dit Régis.
- Un peu ( sourire gentiment ironique )
- Vous connaissez peut-être l’histoire de Laroche Foucauld ?
- Oui et elle est assez longue et riche.
- … Et l’hôpital vers Denfert ? Avec un chevalier montant le perron ?
- Oh, c’est une histoire connue !
- Vous êtes pressé, mais à un autre moment, j’aimerais bien vous revoir et apprendre ce qui s’est passé.
- Entendu. »
Nous en resterons là ce jour. Quelques jours se passent encore, quand cette fois j’entre au « Café d’Orléans » qui se trouve à l’angle de l’avenue du Général Leclerc et de la rue Ducouédic. J’y vais de temps en temps, car ce café est aussi un débit de tabac, je sais je suis un affreux drogué ! Je reconnais mon « prof », attablé au comptoir, en discussion avec deux autres consommateurs. Je me contente ce jour là de le saluer. Même si je ne connais pas encore l’histoire de Laroche Foucauld, je sais au moins à qui m’adresser.
… A la lecture de ce qui précède, je me rends compte que je peux donner l’impression de ne pas aller au bout des choses. En fait, je ne force jamais les occasions. En particulier, les deux moments où j’ai rencontré cet ancien professeur, il n’avait pas de temps à me consacrer. Je n’ai donc pas insisté. Si une occasion est vraiment significative, tout concourra à ce que j’obtienne les renseignements. Cette loi, je l’ai constaté à beaucoup de moments. Cela ne veut pas dire qu’il faut ne « rien faire ». Non. Il est nécessaire d’être attentif et ouvert et de « sauter » sur la bonne occasion quand toutes les conditions sont réunies.
Descendez, on vous demande !
Une nouvelle fois chez Régis … Le « « Bonjour, mon cousin ! » est là au comptoir et joue aux dés avec le patron. Je le connais maintenant un peu mieux et je discute souvent avec lui, quand je le rencontre chez Régis. Il est à l’origine d’une coïncidence sur le Canada, la suite est surprenante. Je ne me souviens pas comment j’en arrive à évoquer « Larochefoucauld », toujours est-il qu’il me dit : « - Eh oui, mon gars (il faut s’imaginer Bigard et sa voix gouailleuse). Tu peux dire que tu as en face de toi un descendant des Larochefoucauld ! ». Stupéfaction : cette personne réunit en un tout le Canada et Larochefoucauld ! Et ce n’est pas tout, d’autres faits troublants apparaîtront par la suite.
… L’histoire devient de plus en plus passionnante …
Ne pas chercher si loin …
Je vois Régine régulièrement. Je lui ai exposé la plupart des coïncidences qui me sont arrivées. Et bien sûr, je lui explique ma rencontre avec le « descendant des Larochefoucauld ». Et pour lui faire comprendre le « merveilleux » de ma dernière rencontre, je lui fais part de la vision de M. Bé, départ de toute cette histoire incroyable. Elle me dit alors : « - Mais c’est connu cette histoire de cheval ! On me l’a racontée au lycée ! … ». Mais Régine ne se souvient pas des détails, aussi je ne peux en savoir plus. Mais la conclusion est que je n’avais vraiment pas besoin d’aller très loin pour avoir une réponse … Comme je compte passer un soir au café « Le Québec », là où travaille ce cousin de Bigard, je lui propose d’y aller ensemble. Ce que nous ferons quelques jours plus tard.
Vers Lafayette
Les signes de piste s’accumulent. J’ai toujours en arrière plan cette histoire de Laroche Foucauld, et je pense surtout à l’auteur des Maximes. J’ai beau chercher des informations le concernant, je ne vois rien de cohérent. Et pour cause ! L’explication viendra de M. Bé. Elle travaille sur un montage de photos de navires et compte en faire un montage vidéo. La suite, je ne me rappelle plus bien, mais toujours est-il que parmi les bateaux qu’elle a en photos, figure l’Hermione … Et nous faisons alors le lien avec Laroche Foucauld et le Canada ! Il se trouve que L’Hermione est le navire sur lequel s’embarque Lafayette lors de son aventure américaine, et que Laroche Foucauld est un ami de Lafayette, les deux familles se connaissent depuis longtemps.
En 1662 l’auteur des « Maximes » rencontre Mme de Lafayette. C'est le début d'une grande amitié, à laquelle on a longtemps attribué l'écriture à deux mains de La Princesse de Clèves.
Mais cette coïncidence me remet sur le chemin du « bon » Laroche Foucauld, celui de l’épopée américaine. Avec un lien avec le Canada. Mais tout est embrouillé, j’ai l’impression d’avoir affaire à une pelote de laine complètement emmêlée … Gîte historique
Je dois voir J.C, un scientifique hors norme et surdoué. M. Bé l’a rencontré via Internet et ils ont correspondu un temps. J.C. et M. Bé ont même travaillé ensemble sur le problème de M.L.
J.C est aussi un aquarelliste brillant. Devant rester deux jours, j’ai réservé une chambre à partir d’une adresse que conseille J.C. lorsqu’il pratique ses stages d’aquarelle l’été. J.C. habite en bordure de Seine, à « Haute Isle », à proximité de Laroche Guyon. Sans m’étendre sur ces deux jours, je vais apprendre que Laroche Guyon appartient à la famille des Laroche Foucauld et je trouverai dans le gîte où je coucherai, un document retraçant la généalogie des anciens propriétaires de la demeure : et bien sûr, cette demeure appartenait à une des branches Laroche Foucauld !
J’aurais bien pris une aspirine au moment où toutes ces informations me parviennent. J’en tire cependant une conclusion, qui vaut ce qu’elle vaut : voir "explication politique".
M. Bé …
Une femme hors du commun mais aussi une femme ordinaire. Une femme comme devrait tendre toute personne féminine. Les coïncidences et les synchronicités me concernant ont aussi trait à M. Bé.
Il semble qu’il y ait eu une « conjonction » développant pour chacun de nous des capacités cachées, chacun apportant à l’autre des compléments d’information permettant de se surpasser. A deux. A travers différentes épreuves qu’il a fallu surmonter, mais aussi tant d’évènements extraordinaires et merveilleux, dans tous les domaines de la vie…
… M. Bé, elle a du développer ses dons il y a quelques années, mais rien ne la prédestinait à priori à entrer dans ce aspect spirituel.
Des lumières sont apparues dans sa tête, qui lui ont donné le goût de rechercher le « pourquoi », et le « comment »… bon…
Puis cette recherche s’est accentuée, quelques temps plus tard, pour sa survie. Pour sortir d’une spondylarthrite. Aujourd’hui, elle devrait être en chaise roulante, paralysée. Mais elle n’en voulait à aucun prix : donc, il lui a fallu trouver sa propre méthode pour s’en sortir. Pour précision « médicale », elle est immunitaire déficiente, « HLA B27 », problème génétique. Une écriture génétique provoquant différentes faiblesses comme une allergie à tout médicament allopathe. Et pas de solution proposée par la médecine officielle en France pour ce genre de problème. Ce qui a poussé M. Bé à chercher une voie parallèle pour s’en sortir.
… Donc des recherches dans des domaines non reconnus, un développement de la « spiritualité » et la découverte des « scientistes », qui misent sur le développement personnel de l’être humain pour guérir sans recourir à une « sur-médication ». Parmi les techniques étudiées, la sophrologie, le training autogène, le phosphénisme. Autre chose importante pour comprendre cette histoire : M.Bé est surdouée, d’esprit scientifique à la base. N’acceptant que ce qu’elle peut valider.
Ce qui suit est à croire ou pas, je ne livre que des faits dont j’ai été témoin directement ou rapportés par M. Bé. Ils peuvent surprendre, comme je l’ai été au début. Mais cela s’est fait progressivement et par mon caractère j’ai toujours voulu valider ce que l’on m’a présenté comme une « vérité ». Comme M. Bé.
Premier fait troublant : M. Bé peut soulager très rapidement des sciatiques. Ma rencontre est d’ailleurs liée à cet aspect des choses. Mais ce n’est rien …
Deuxième fait troublant : M. Bé sort en trois semaines des personnes tombées en dépression et qui peuvent avoir été en cure psychanalytique depuis plusieurs années. Et…
Quatrième fait troublant : M. Bé guérit des cancers et peut (depuis peu) intervenir à distance, et soulager ainsi des douleurs, mais ce n’est rien...
Cinquième fait troublant : M. Bé a rendu la mobilité à une personne atteinte de sclérose en plaques, alitée depuis une vingtaine d’années, même si le résultat n’est pas satisfaisant et que M. Bé considère que c’est un échec. Mais ce n’est rien ...
Sixième fait troublant : M. Bé voit les « couleurs » du cerveau des gens, en fait comment est organisée la structure d’un individu, mais ce n’est rien ...
Septième fait : M. Bé travaille en alliance avec ce qu’elle nomme « La Source ». Là, c’est l’explication de tout….
Voilà.
Points communs
Liste à la Prévert
Avec M. Bé, nous avons découvert tout un ensemble de points communs … qui sortent de l’ordinaire. Encore une fois, « une hirondelle ne fait pas le printemps », mais l’accumulation des « coïncidences » peut faire réfléchir … Je vais rapporter ci-dessous ces points, en vrac, comme ils me viennent à l’esprit.
• Nous sommes tous les deux bretons, du Morbihan, M. Bé de la région de Guéménée sur Scorf, moi du pays de Josselin.
• Nous n’avons connu la Bretagne que par nos vacances passées là bas, habitant Paris ou la banlieue pendant notre enfance.
• M. Bé a habité Asnières, alors que j’étais à Puteaux (villes limitrophes).
• M. Bé était à Saint Mandé alors que j’habitais Maisons Alfort (villes limitrophes).
• M. Bé a habité dans un deux pièces face au lycée Paul Valéry, dans le douzième, où je poursuivais mes études.
• Le père de M. Bé habite Cerdon du loiret, à dix kilomètres de Sainte Montaine, village de ma femme.
• M. Bé a vécu à Grenoble, à l’île verte, là où habitait une amie qui nous prêtait son chalet à Montgenèvre.
• M. Bé a vécu à proximité d’Annemasse, où j’ai été en vacances chez des amis.
• M. Bé est du signe « scorpion », je suis « taureau » : deux signes distants de 6 mois et qui peuvent très bien s’entendre, après des premières difficultés.
• Nous avons les mêmes souvenirs de radio : Les maîtres du mystère …, Zappy Max, la famille Duraton.
• Sa fille est né le jour de la fête de mon fils.
• Notre première rencontre s’est trouvée le jour de ma fête.
• Mon divorce sera prononcée le jour de l’anniversaire de M. Bé.
• Nous avons eu deux « nounours » surnommés « Michka » (or, nous avons presque six ans de différence, on ne peut imputer un phénomène de mode …).
• Nous sommes tous les deux passionnés par le graphisme.
• Nous sommes des boulimiques de lecture.
• M. Bé a fait quelques bandes dessinées, c’était ma passion voulant même en faire mon métier.
• Le jour de ma naissance, M. Bé était (probablement) au Mont Valérien, à coté de l’hôpital Foch où ma mère a accouché.
• M. bé se promenait souvent vers le chalet du lac, au bois de Vincennes, alors que nous nous promenions en famille au plateau de Gravelle. (juste à côté)
• J’en ajoute une autre… récente… Nous sommes allés à Saint Gildas de Ruiz. M bé me dit que c’est là qu’elle a vu la mer pour la première fois, en été. Je lui demande quel âge elle avait… Elle me répond « 9 ans ½ ». Cet été là, j’avais quatre ans, j’étais en vacances avec mes parents à Saint Gildas… Nous avons 5 ans et demi d’écart…
L’oiseau blanc
Fin Décembre 2004
Parmi les convergences entre nos deux histoires, une coïncidence frappante concerne une histoire d’ « Oiseau blanc ».
La voici …
Rêvasion.
Une cellule de prison, une porte avec un guichet fermé. Une main apparaît, avec une clé qui ouvre le guichet sur le titre du dessin animé : « Rêvasion ».
Plan suivant : la cour de prison. Quatre murs, un banc. De la droite, arrive un prisonnier, vêtu de blanc et qui s’assied sur le banc.
Plan rapproché sur l’homme. Chauve. Il se gratte la tête, fouille dans ses poches pour en retirer un paquet de cigarettes. Il en extrait une, l’allume et la fume après avoir jeté son paquet à ses pieds. La cigarette se consume, puis son visage et enfin tout son corps. Ses habits tombent alors sur le sol au pied du banc. Des volutes de fumée continuent à s’échapper des vêtements.
Fondu enchaîné. Tout le décor a disparu, ne restent que les volutes de fumée qui se transforment en oiseau.
Nouveau fondu enchaîné. Le décor réapparaît, l’oiseau blanc est posé sur le haut du banc. De son aile il se gratte la tête. Puis il bat des ailes, avant de s’envoler et de franchir le mur. Au premier plan, le paquet de cigarette se transforme alors en pistolet qui point sur l’oiseau au loin.
Fin.
… Cette histoire est celle du dessin animé que j’ai réalisé plus de vingt ans en arrière, lors d’un stage d’une semaine au CREPS de Lille. Un professeur à la retraite, Jean Allainmat, avait réussi à récupérer des salles à l’intérieur de l’institution qu’il avait aménagées en studios pour la réalisation de dessins animés. Fana de l’animation, il avait travaillé en son temps avec Jean Grimault sur le « Roi et l’Oiseau ». Petite coïncidence, les studios Grimault se situent dans le treizième, juste à coté de l’appartement que j’habitais avant de partir dans mon studio de la rue Ducouédic. J’y étais allé deux années de suite, et, à ma seconde participation, j’avais réalisé « Rêvasion », ce petit film d’environ deux minutes. J’avais eu connaissance de ces stages par un article de la rubrique « What’s up doc ? » du journal « Charlie Mensuel », signé « Rivoire et Carret », en fait deux pseudos derrière lesquels se cachaient Caro et Jeunet, les futurs réalisateurs de « Delicatessen » et « Amélie Poulain ». La deuxième année, participait à ce stage un certain Rousseau, lui aussi futur dessinateur de Bande dessinée. Enfin, l’année précédente à ma première participation, « Masse » dessinateur à l’époque assez connu dans l’ « Echo des Savanes » était passé à Lille. Il avait réalisé une animation, « Les Cagoinces migrateurs » qui avait été pris pour passer en court métrage avant un grand film, dont je ne me souviens plus du nom.
« - J’ai aussi fait du dessin animé, il y a assez longtemps.
- Ah ? Raconte.
- C’était à Lille. Au CREPS exactement. Un centre pour préparer les futurs professeurs de sport. Un type, ancien professeur, avait réussi à squatter des locaux où il avait installé tout un matériel pour le dessin animé. Caméras 16 mm, banc titre …
- Et tu en as une copie ?
- Oui. Le stage durait une semaine et il pouvait développer ce qu’on avait filmé dans la journée à FR3-Lille … J’ai fait une copie en cassette.
- Tu l’as encore ?
- Oui, je pourrai te la prêter si tu veux … Mais tu es bien sûre que cela ne t’ennuie pas ?
- Tu m’énerves : tu parles si cela m’intéresse ! … »
Une martienne.
Je prête donc ma copie vidéo à M. Bé. Quelques jours plus tard, alors que je vais voir des amis qui habitent à coté des buttes Chaumont, et qui ont invité @@@Laurence@@@ que je veux voir à tout prix, mon portable sonne. « - Oui ?
- Je te dérange ? - c’est M. Bé.
- Non. Pas du tout …
- Je voudrais te parler de ton dessin animé. J’ai quelque chose à te dire à ce sujet.
- Oui. Qu’y a t-il ?
- Je préfère te le raconter de vive voix. Par téléphone, je ne pourrai tout t’expliquer.
- Comme tu veux. »
Je n’en saurai pas plus ce soir là.
Ma première réflexion est que M. Bé veut m’entretenir du côté technique du dessin animé, il est vrai qu’il date d’une vingtaine d’années et que l’animation est « amateur ».
« - C’est fou …
- Quoi ? - je suis avec M.Bé.
- Ton dessin animé. J’ai fait le même. Enfin. C’est la suite !
- Comment cela ?
- je vais te montrer. »
Nous nous installons autour de l’ordinateur de M.Bé qui « lance » Photoshop, son logiciel qu’elle utilise pour ses dernières créations.
Le titre s’affiche : « Naissance d’un oiseau blanc ». L’histoire raconte l’envol d’un oiseau blanc qui va à la rencontre d’une martienne. Cet oiseau est le même que dans mon dessin animé, il a les mêmes battements d’aile, les mêmes caractéristiques ! D’où la surprise de M. Bé quand elle a visionné ma cassette vidéo ! Et effectivement, il raconte la suite de mon histoire …
L’oiseau blanc, M. Bé et Jean-Claude
Si l’impression laissée à M. Bé par mon dessin animé, est aussi prenante, c’est en fait que l’oiseau blanc est apparu plusieurs fois dans sa vie. En premier lieu, M. Bé a élévé une colombe (blanche) tombée du nid à l’époque où elle commencé à voir « des lumières. »
Ensuite, il est nécessaire de parler de Jean-Claude :
La première chose que M bé vit en arrivant chez lui pour la première fois, fut une huile immense où figure un oiseau blanc ;
JC, scientifique surdoué, a développé des techniques permettant de soigner des personnes de façon non traditionnelle. Mais Jean-Claude, contrairement à M. Bé est resté scientifique, même si son approche ne suit pas la science officielle. A partie de la génération de sons (de vibrations) il peut agir sur la matière. La technique est déjà connue dans les milieux non officiels, mais pas du grand public et surtout pas par la médecine traditionnelle ! Ces techniques rejoignent ce qui a déjà été développé par Benéviste, dans ces fameuses expériences sur la mémoire de l’eau. Expériences hautement décriées à l’époque, en particulier dans des revues comme « Science et Vie », ce qui fait sourire quand on voit leur grnad titre à la une dans un de leur dernier numéro, en Septembre 2006 sur des expériences confirmés sur la magnétisation de l’eau pure, avec des rémanences en complet accord avec la théorie de Benviste.







